Alain Foka se met en cause et la réputation de Archives d’Afrique  croule dans le sang des Togolais

Alain Foka se met en cause et la réputation de Archives d’Afrique croule dans le sang des Togolais

L’animateur de l’émission "Archive d’Afrique" sur RFI qui revendique que nul n’a le droit d’oublier une page de l’histoire, vient de commettre une traîtrise ce 28 novembre 2014 à 3 heures, lors de son passage sur la chaîne de télévision France 24, en présence du confrère Antoine Glazer et de Vanessa Burggraf, l’animatrice de l’émission.

Revenant, semble-t-il, d’un séjour en Afrique, plus précisément au Togo, Alain Foka, s’est prononcé maladroitement sur la question relative à la limitation de mandat présidentiel qui se cache sous la révision ou non de la constitution.

En guise d’interprétation de l’appel du Président Français François Hollande à l’endroit des Chefs d’Etats, à ne pas vouloir s’éterniser au pouvoir, et en rapport à la revendication de la société civile sur les reformes pour la limitation de mandat, dans le contexte Togolais, Alain Foka a estimé qu’il ne s’agit pas, dans les conditions actuelles, d’un débat sur la modification de la constitution.

Ceci au lendemain du pronunciamiento à Accra (Ghana) de Gnassingbé 2 de "respecter la constitution".

Le respect de la constitution dont parlent le pouvoir de Lomé et son complice Alain Foka, ne tient pas compte de la constitution originelle, mais celle qui, sous la dictature, a été mise en cause en 2002. Et c’est justement la pomme de discorde…

En effet, la constitution plébiscitée par voie référendaire est celle de 1992 qui limite le mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois.

Toutes tentatives de Gnassingbé2 de rester au pouvoir sont d’office une atteinte à la constitution, doublé d’injures à l’esprit de discernement des togolais, lorsqu’on s’aperçoit d’une conspiration de longue date, pour un plan de déroulement continue exécuté par les dirigeants du Togo, du père en fils.

Gnassingbé Faure ayant été au parlement unicolore de Feu son père, qui avait violé la légitimité référendaire reconnue aux textes fondateurs de la démocratie au Togo, pour en faire un torchon… pardon… une monarchie de fait, et enfin succéder dans l’intervalle d’une nuit, par deux coups d’Etat, parlementaire et présidentiel, à son père, président défunt, condamnant les Togolais, à réclamer le retour à la limitation de mandat.

Ne dit-on pas que le peuple soumis à une loi doit en être l’auteur ? Quelle est donc la force d’une loi si elle est contestée ?

Cette déclaration de Foka semble un crime de négationnisme dont il se rend coupable. Cela ne surprend guère, car des journalistes qui ont un train de vie au-dessus de la moyenne, on en connait qui sont pour la plupart blanchis par les palais dictatoriaux en Afrique ; et Alain Foka vient de le démontrer. En contrepartie, ils vendent leur âme au diable, et n’ont pas intérêt à ce que les pays se démocratisent.

Ce journaliste qui se veut historien de l’Afrique vient de mettre en cause sa propre réputation, quant à ce qui concerne la connaissance réelle de l’histoire récente du continent noir.

Nombreux ont été assassinés, pour leur lutte en faveur de la limitation de mandat présidentiel au Togo, et pour que les résultats des urnes reflètent les intentions de vote. Que vaut alors une constitution sans la quintessence de libération des peuples, se référant à l’histoire même de la république, acquise de la révolution française de 1789 ?

En conclusion, Alain Foka vient de franchir une étape dangereuse de l’histoire de sa carrière, et sa réputation croule dans le sang des Togolais victime de la dictature… Proclamer qu’au Togo, il n’est pas question d’une modification de la constitution, n’est pas fondé.

Alain Foka confirme-t-il en quelque sorte que le Togo n’est pas une république? Que vaut un journaliste sans l’engagement permanent de contribuer à libération des peuples ?

blaiseayegnon@gmail.com

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