Manufactures d’imitation  Crise économico-sanitaire et concurrence déloyale

Des requêtes pour l’OMS et l’OMC

En Amérique du Nord, un Chinois est pris, les mains dans le sac, livrant du vin frelaté sous une fausse étiquette d’une cuvée de prestige d’origine française. Des produits de première nécessité ne proviennent pas d’usines certifiées en qualité.

Le 24 Décembre 2014, Vladimir Poutine constate que le marché russe a été envahi de produits alcooliques frelatés, nuisibles à la santé. Pourtant, seule la Chine commerce actuellement avec ce pays sous embargo occidental.

En Afrique, des bières, des boissons alcoolisées, des produits pharmaceutiques, des mosquitos, des savons, des boîtes de conserve, du beurre de marque "Président", des tissus, des phytosanitaires … illicites. La liste n’est pas exhaustive…

Les sociétés des oléagineux africains crient également leur ras-le-bol…

La réalité est pourtant bien présente sous nos yeux. Les autorités du commerce international se refusent de lutter contre ce "complot"; négligence ou signe d’impuissance ?

Les cosmétiques existant sur le marché sont de provenances douteuses : les uns de la Chine, les autres du Nigeria, même de l’Europe de l’Est où des individus de mauvaise foi font installer des usines en clandestinité, en vue d’exceller dans la contrefaçon.

Les falsifications varient selon les saisons, parfois, des matériaux électriques, de construction, vêtements, chaussures … des copies de véhicules de marques, et aussi des pièces d’avions, de navires…. Même les pièces de Monnaie de 500 et 100 Francs CFA imitées sont frappées et circulent aisément. La douane se dit déroutée, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne dit mot.

En temps de festivités, les boissons de propriétés fortuites, aux saveurs et arômes à peine agréables, loin des originaux, abondent… Le cas de "Martini Suze" et autres whiskies qu’on retrouve partout sur des étalages.

Le Sodabi, Tchakpa, Déha, Tchoukoutou, boissons locales coutumières africaines, jadis irréprochables, sont mixées d’alcool médicinal et de colorant. Le comble, le biocarburant distribué dans de petits sachets, livré à petit prix défiant toute concurrence… Les brasseries locales sur le continent, négativement influencées, emboîtent secrètement le pas.

Les plaintes des consommateurs victimes de malaise après consommation se heurtent au mutisme d’une justice corrompue. Pour des enjeux géopolitiques et économiques, prétextant bénéficier d’une main d’œuvre abordable, certains entrepreneurs occidentaux se sont délocalisés vers la Chine. Cet acte, suivi de transfère de technologique, sert la contrefaçon, entretient des non-dits : les pires contrefacteurs, opèrent sur le plan international, échappent à la régulation

En Chine, ils réussissent à s’imposer par l’argent d’origine douteuse, contournent les contingences des institutions de surveillance des Etats, désormais le champ libre, au nom du gain, tout est possible. On assiste à une reproduction de toutes sortes de marques, ceci, sans brevet ni autorisation.

Les précautions insuffisantes

Le référencement est à l’ordre du jour. Mettre un sticker aux produits d’importation, à gratter à l’achat, les références communiquées au fabricant via le site internet. Ce qui permettra de confirmer son authenticité.

Ce procédé fait école au Ghana et s’applique aux produits pharmaceutiques. Les études sont encours pour l’étendre aux autres denrées, sujets de contrefaçon à grande échelle.

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

OMC : Organisation Mondiale du Commerce

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