Reddition des comptes des fonds alloués à la FTF pour la CAN 2012 ?  La cour des comptes manque d’initiative

De la Gestion non efficiente et inefficace des fonds alloués à la Fédération Togolaise de Football (FTF) pour la CAN passée, les parlementaires togolais s’en moquent. Quant à La cour des comptes du Togo, elle ne trouve pas impératif d’ouvrir une enquête.

Afin de favoriser une participation du Togo, dans les meilleures conditions, à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), édition 2012, des appels de fonds ont été lancés aux abonnés des différentes sociétés opératrices de téléphonie mobile du pays.

Un taux à prélever avait été fixé et indiqué aux prestataires de téléphonie, sur chaque appel des clients, en guise de quote-part environ 5frs cfa par appel téléphonique, une somme assez importante si l’on considère le pouvoir d’achat de Togolais, en dépit du coût élevé de la communication téléphonique - l’un des plus élevé dans la sous région ouest Africaine-. Pour le ballon rond, aucun sacrifice n’est trop grand. En cette période, on imagine le nombre d’abonnés et le nombre d’appels. Mais, les sommes collectées n’ont jamais été communiquées au public.

Togo cellulaire, Moov-Togo et Togo télécom avaient répondu favorablement, sans pour autant connaître ni s’inquiéter de l’avis du client qui ignore toutes les diligences techniques menées sur la plate-forme à cet effet ; donc pas de transparence, déjà à ce stade.

Les tentatives d’éclairer les opinions par l’ATC (Association Togolaise des Consommateurs), lui ont value une poursuite devant la justice… c’est bien le monde à l’envers.

Par la suite, l’équipe nationale, les Eperviers, avait été éliminée de la CAN. Pourtant, aucune communication n’a été faite sur la gestion de cette contribution citoyenne. Les différents partenaires de téléphonie mobile, de même que la commission de gestion de ces fonds n’ont pas été sommés à faire la reddition des comptes. Malgré l’existence d’une cour des comptes, aucune initiative, l’indifférence perdure.

Les Togolais attendent donc de voir les limites de cette cour des comptes et les influences auxquelles elle peut être assujettie, dans la mesure où, depuis son installation, aucun dossier sérieux n’a été mis sur la table, les deniers publics continuent d’être gérés comme dans une épicerie.

Quelle est la part de responsabilité du premier ministre Ahoomey-zunu, président de cette commission, puisque lui-même avait juré lors d’une rencontre avec la presse, de faire les comptes et qu’aucun centime ne restera par devers qui que ce soit ?

Ce dossier est d’autant plus préoccupant lorsqu’on se rend compte que les éperviers du Togo et leur délégation, durant la CAN en question, mal logés, mal nourris, égarés dans les aéroports, abandonnés à leur propre sort, ont perdu les repères.

Aujourd’hui encore, certains estiment que c’est indirectement le motif de la crainte du succès de l’équipe nationale, car une autre qualification à la CAN, entrainerait les mêmes besoins, de nouveaux fonds, les mêmes folklores… Les ingrédients sont réunis pour faire obstacle à la progression de l’équipe nationale.

Ce qui fait resurgir le débat par rapport à l’antécédente cotisation, et à la réclamation des comptes.

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