Le cas des Awlans dans le Golfe de Guinée
Le cas des Awlans dans le Golfe de Guinée

Les Awlans, peuple vivant en bordure de mer, se retrouvent du Gabon au Libéria, passant par le Nigéria, le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire. Le long du littoral de l’Océan Atlantique, en Afrique Occidentale, la pêche est la principale activité qu’ils exercent. Face à la mutation économique, au déploiement des multinationales et transformation de la zone portuaire, la pêche, leur emploi, est perturbée. Ils n’échappent pas aux impacts et aux crises, leur vie devient de plus en plus difficile.

En l’absence de soutien institutionnel, l’extension du Port Autonome de Lomé, a-t-elle prévu d’autres mesures pour un développement durable de ce peuple ?

Une visite sur les sites : Les zones d’exploitation de pêche traditionnelle ou artisanale de plus en plus délimitées et réduites, dans un port de pêche coincé, en plus de la rareté des poissons.

A cela s’ajoute un autre problème d’hygiène et de santé publique qui intéresse peu le pouvoir : déversement en grande quantité d’eaux usagées et autres matériaux non identifiés d’une toxicité qui désagrège, infeste et pollue l’environnement. Et que dire de leur lieu d’habitation, le quartier Katanga (entre le Port Autonome de Lomé et les fabriques du ciment du Togo) ?

Comment restaurer le peuple Awlan dans sa dignité ?

Les pêcheurs traditionnels sont réprimés dans les environs des navires qui accostent. La recrudescence du terrorisme ne rassure personne, et change la donne. La solidarité entre les hommes de Mer a brutalement cessé d’exister, une sorte de méfiance s’installe.

Récemment, dans une tentative d’assumer leur provision, des Awlans ont été appréhendés, parce que manœuvrant trop près des bateaux. Bien avant cette date, de sources dignes de foi, révèlent de nombreux cas de pêcheurs ayant perdu les repères faute de boussole, réorientés par la marine moderne. Ils n’ont pas de frontière maritime, et naviguent jusqu’à épuisement.

Aujourd’hui, cela devient plus compliqué, quand on s’aperçoit qu’à la recherche d’un abri de protection de la défense maritime, les navires marchands sont de plus en plus nombreux sur les côtes togolaises. Une proximité qui triche évidement les premiers exploitants des lieux, participe à l’aggravation de leurs conditions de vie et les met dans une pauvreté durable où les horizons semblent peu certains (pas d’école, pas de sanitaire, pas d’eau potable, habitation précaire…).

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