AYEGNON T. KOSSI BLAISE
JOURNALISTE ECRIVAIN
DIRECTEUR DE PUBLICATION DU JOURNAL L’ŒIL D’AFRIQUE
TEL 00228 90214293

DEMANDE DE PROTECTION DES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME
Lomé,
Le dimanche 11 mai 2014, aux environs de 6heures du matin, ma femme, mes enfants et moi avions été agressés par un certain Séwa Adjévi.
Au cours de cette agression, ce dernier (Séwa) s’est emparé de notre caméra lunette, après nous avoir infligé de violents coups d’abord à ma femme qui était en train de verser la poubelle, et toutes mes tentatives de défense ont été vaines parce que portant notre bébé de 18 mois en mains, je ne pouvais me défendre que tardivement. Et surpris par l’agresseur, il m’a infligé des coups me faisant tomber sur la face.
En effet, depuis un certain temps, nous avions remarqué une prolifération d’activités illicites dans notre quartier. Et en frère, je suis allé vers les miens pour les dissuader de ne pas se mêler à ce réseau qui se perpétue en allant croissant, ce fut mon tort.
Et à cet étape, les menaces ont commencé sur ma famille et moi, pour des raisons de constitution de preuve, nous ne sortons plus sans caméra, jusqu’au jour où éprouvé par l’information selon laquelle nous les filmions, ils sont allés nous convoquer, après nous avoir agressé ce samedi.
C’est bien un paradoxe, nous avions estimé qu’il s’agit d’un complot et avions transmis à un plus haut niveau, les éléments de preuves en notre possession. Mais après sans doute être informé de la disposition de la preuve matérielle que le ministre de la sécurité et de la protection civile aurait transmise à la brigade territoriale, le dimanche 11 Mai 2014, nous avions été agressés.
L’intention, nous faire du mal, nous éliminer. Mais la constante est que la caméra a été prise. Et pourquoi elle ?
Dans la foulée, un professeur de sport du nom de Métchoko a été saisi d’effroi. Il a pris devant nous son téléphone pour appeler le Commandant de Brigade. Nous autres, nous avions été transportés à l’hôpital.
Il faut remarquer que depuis les événements, les autorités n’ont pas été toujours attentives à notre démarche, et même si des perquisitions tardives ont été faites, aucune enquête sérieuse n’a été diligentée pour au moins la vérification.
Ainsi, bien que nous disposions de preuves, l’image de la dissimulation, l’agression, les images de coups et blessures, nous sommes traités comme des criminels et les supposés criminels sont bien à l’aise.
En effet, la drogue et les autres dégâts qui se répandent dans notre quartier sont l’œuvre d’un certain Emmanuel Anyinéfa, Uché Young, Séwa Adjévi et beaucoup d’autres qui viennent leur rendre visite. Ils ont été pour la plupart proches, voisins, ou locataires. Mais dans la concession familiale, cette proximité nous a permis de pouvoir observer leur mode de fonctionnement.
Et la conclusion partielle, nous avions décidé d’alerter les sages du quartier pour qu’ils veillent sur leur progéniture, ou vider ceux qui sont en location chez nous.
Depuis 2006, nous sommes convaincus qu’il s’agit bien d’un réseau très organisé. De longues et éprouvantes observations, en ma qualité de journaliste exerçant bien avant 1999, je pus aussi constater que lors de l’intervention française au Mali, ces démobilisés Djihadistes ont transité par Lomé, et nous avons même par moment donné l’air de vouloir les tolérer, pour mieux comprendre leur système.
Aujourd’hui, au niveau où nous en sommes, et vu le traitement qui nous a été réservé à toutes les étapes de l’affaire, par certaines autorités, nous concluons que nous avons à faire à une constellation de criminels et craignons pour notre sécurité et celle de notre famille d’autant plus que nous avons été déjà victime dans de pareille circonstance, et avons été pour le besoin du silence emprisonné et libéré sans raison.
Des informations aussi brulantes qui sont restées en suspension parce que des autorités, à tous les niveaux sont impliquées. Nous sommes aujourd’hui face à une répression multiforme du fait de notre proximité avec Feu Eyadéma Gnassingbé et aussi par les importantes implications dans les dossiers sensibles sur la sécurité sous régionale, et ne pouvons plus faire confiance à cette façon cavalière de faire des institutions.
Et craignant pour notre vie, nous sommes condamnés à vivre dans la clandestinité, et ne pouvant plus supporter, nous demandons protection des organisations humanitaires et de défense de droits de l’homme pour mes enfants, au nombre de quatre (04), mon épouse et moi-même.

AYEGNON T. K. Blaise
Journaliste – Ecrivain
Directeur de la Publication du journal L’Oeil d’Afrique

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