Djihadisme et Boko Haram  Ramifications en Afrique

Enquête de proximité

Au Nigeria, pays situé à près de 2oo km, à l’Est de la capitale togolaise, se développe une forme de terrorisme, qui nourrit une haine viscérale à l’encontre du système éducatif occidental, l’épanouissement des femmes et de la jeunesse.

Cette organisation criminelle nargue les autorités nigérianes, à travers de récurrentes intrusions déstabilisatrices de la sécurité du pays (braquages, enlèvements de jeunes filles, assassinats,…)

De quels moyens disposent-ils ? Comment sont-ils organisés ? où trouvent-ils leurs moyens ? Comment les reconnaître ? Qui sont ses membres ? Quelles sont les ramifications de la bande, dont le responsable se prénomme SHEKAU ?

Les trafics et autres arnaques, cybercriminalité, sources de revenus du réseau de grandes criminalités, Boko Haram, ont leurs ramifications outre territoire de prédilection, le Nigeria. C’est une menace majeure pour la stabilité de la sous région. Un défi de taille.

Des enquêtes menées par un collège d’investigateurs internationaux amènent à croire que ce réseau est bien structuré, en forme pyramidale et constitué de multiples chefs de gangs, dont le rôle est de recruter des jeunes oisifs en usant de proximité pour l’endoctrinement nocif.

Ainsi, ce réseau se propage depuis des temps, à travers des quartiers en Afrique de l’ouest. Des activistes sont envoyés à travers le monde à la conquête de nouveaux adeptes. Ces activistes ont pour mission de faire fleurir des activités commerciales.

Ils sont financés au départ par des fonds provenant de la secte; fonds issus de l’enrichissement illicite de la secte, pour enfin servir à remplir des missions criminelles.

Les types de missions varient selon le niveau de recrutement, entre autres, produire des bénéfices sur les fonds reçus; distribuer des marchandises ou autres produits d’origine parfois douteuse, dangereuse, ou contrefaite, et même volés, par voie de piratage sur les navires dans le golfe d’Adène, des tanks de pétrole détournés en haute mer et livrés secrètement à des stations d’essence, - à ne pas confondre avec les petits distributeurs.

Il y a donc nécessite de règlementer le transfert de flux de capitaux. La cellule de renseignement financière doit se remobiliser afin de pouvoir identifier toutes les activités informelles et contraignantes, tenir un cahier de comptes, afin d’éviter que le Togo ne serve de pôle de blanchiments d’argent sale, avec ses conséquences sociales.

D’autres éléments d’information sur lesquels nous reviendrons, font légion.

Leurs méthodes varient selon les saisons, les lieux, les pays de résidence… Dans le contexte de notre recoupement, il s’agit d’un recrutement à l’industrie clandestine d’emballage de drogues, des drogues bien sûr, comme dans les films.

Au début, des relations apparemment simples, entre jeunes gens, en vue du partage d’un même espace géographique se nouent. Au fond, c’est bien d’une organisation criminelle qu’il s’agit, une organisation où règne la loi de gangs, une secte.

Ils sont pris au piège de certains individus. Les plus âgés, souvent ayant conscience de leur démarche, usent de stratégies d’approche assez banales pour faire naître en ces jeunes, une certaine dépendance qui évolue selon la susceptibilité de chaque recrue, avec des métamorphoses comportementales qui varient selon le groupe et le milieu. Ces jeunes, on les reconnaît, par la longue barbe qu’ils laissent pousser…

D’autres, sans qu’ils s’en aperçoivent, sont utilisés comme des informateurs contre la sécurité intérieure. D’autres encore sont des criminels de grand chemin, des proxénètes, des voleurs, braqueurs et des vendeurs de produits illicites, dont le plus souvent la drogue, mais autrement conditionnée, dans des formats ou emballages de produits pharmaceutiques.

De la drogue enrobée et dissimulée dans des plaquettes d’aspirine, ou emballée parfois sous forme de comprimés Coartem, une dissimulation, pour dribler la vigilance des autorités, et la faire passer inaperçue à la douane.

Aujourd’hui, l’utilisation par les trafiquants d’emballages de produits pharmaceutiques, en vue d’échapper à la vigilance de la brigade des stupéfiants - surtout ne pas confondre au médicament de la rue que vendent, le plus souvent, les pauvres dames –, est monnaie courante.

Nous parlons de la drogue véritablement livrée dans la clandestinité, à travers un circuit qu’eux seuls maîtrisent, sur commande téléphonique. Ils utilisent des billets de banque en petites coupures très sales et froissées.

La clientèle constituée pour la plupart d’hommes et de quelques femmes répartis sur toute l’étendue du territoire, sont à leur tour des grossistes dans leurs milieux.

Les réseaux de distribution

Comment les reconnaître ? Ils sont presque sans emploi, pédophiles, voyagent dans la sous-région, et vont de lieux de jouissance en lieux de jouissance.

La commande se fait à travers le monde par des distributions de colis emballés qui traversent nos frontières, en complicité avec certains douaniers qui se sucrent par des enrichissements illicites.

Ce sont eux, les criminels en puissance qui fragilisent et appauvrissent les Etats, par leur infiltration dans des organisations de lutte contre la criminalité.

Ils s’érigent en maîtres, dictent les lois par la force et l’argent sale, désorganisent les économies en accaparant tous les domaines de production économique, dans l’unique but de décider en mal de l’avenir des peuples.

Leur espace géographique va de l’Orient aux vastes territoires incontrôlés du Sahara. Leur proximité avec les Talibans, qui usent de ce nouveau territoire de l’Afrique pour la propagation d’idéologies faussement religieuses pour déstabiliser les Etats faibles et installer des activités illicites à leur profit, est une triste réalité. Ils procèdent par une planification minutieuse avec lavage de cerveau et manipulation mentale des jeunes désœuvrés.

Quelle est à l’heure actuelle leur importance sur le territoire national togolais? Quelles sont les personnes impliquées? Comment fonctionnent-elles? Quels sont les indices comportementaux, les signes apparents indiquant leur affinité avec le terrorisme international ? Quels sont leurs impacts sur la sécurité intérieure des pays, cibles passives et/ou actives de leurs actes criminels?

Leur présence dans les autres pays n’est plus à démonter. Il n’est pas surprenant que les jeunes filles volées soient vendues dans les pays voisins, puisqu’il existe déjà des ramifications. L’aide américaine doit s’étendre à toute la sous région, où des filles sont livrées à la prostitution grâce à des tentacules extérieures au Nigeria. Boko Haram se renforce mais ils doivent craindre la lucidité et la coopération des services de renseignement.

Ils menacent la sécurité dans les rues de Lomé. Il n’est donc pas étonnant que dans les zones de forte concentration de ces consommateurs, on déplore des crimes et des assassinats, sans en comprendre les réels mobiles. Le cas répétitif des attaques violentes en bordure de mer à Lomé est à citer, pour des peccadilles, les agresseurs sont capables de tuer.

Il est regrettable que la jeunesse mène des activités qui lui font perdre tous les repères. Les efforts des autorités doivent être axés sur la sensibilisation et la répression. Ainsi, constitutionnellement, chaque Togolais doit prendre sur lui de dénoncer tous actes suspects et susceptibles de porter atteinte à la paix collective. Alors, il faut une bonne dose de patriotisme.

Pour éviter aux jeunes Africains d’être adeptes de ce réseau criminel, comme cela se fait aujourd’hui en France, où des jeunes ayant des affinités avec les Djihadistes, sont mis sous le coup de la loi, il urge aux autorités d’adopter une attitude responsable. Selon les spécialistes toxicologues, ce produit est hautement dangereux parce qu’il comporte des dérivées toxiques.

Il n’est pas étonnant que le nombre de malades mentaux augmente ces derniers temps au Togo ; et les dégâts sanitaires non encore révélés, orchestrés ou subis par des consommateurs de ces produits, ne tardent pas à faire surface.

Il faut rappeler que la série d’investigations menées par une équipe de journalistes a été d’une importance capitale dans la découverte de ce réseau au Togo et en Afrique de l’Ouest.

Nous y reviendrons!

Kossi Blaise Ayégnon T.

Journaliste d’Investigation

0022890214293

e-mail : loeildafriq@hotmail.fr

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