2014 aurait marqué le monde par le sommet US-AFRICA# déroulé du 5 au 6 Août aux USA#, l’occasion pour la diplomatie américaine d’échanger avec plus d’une cinquantaine de dirigeants du continent africain. Le principal sujet abordé, des financements à hauteur de plusieurs milliards promis aux Africains, un projet captivant pour les dirigeants. Au même moment, une prescription des USA rend mécontents ces potentats : l’alternance présidentielle après deux (02) mandats#.
#Bon nombre parmi les Chefs d’Etats Africains# persistent à rester au pouvoir, contre la volonté des peuples et briguent des mandats à vie, avec pour conséquence un affaiblissement des institutions#, celles-ci presque des instruments de conquête ou de maintien du pouvoir... on sait bien que la volonté du peuple, l’intention de vote, ne reflète pas souvent les résultats proclamés, les élections# étant truquées avant, pendant et après les scrutins#
Si à Ouaga, le sort de Blaise Compaoré# a été scellé, à Kinshasa, Libreville, Congo, Lomé2#, le palais présidentiel, est encore sous le choc. Les stations de radio à même de répandre l’information sont consignées ou fermées- la Légende FM#-.
#La presse écrite indépendante privée de moyen d’impression régulière pour rebondir abondamment sur le sujet, tandis que la presse proche du pouvoir lente à réagir, pour le ventre et quelques privilèges du moment, feint de ne pas percer le bien-fondé des limitations des mandats… Seuls quelques journalistes# bloggeurs# audacieux refusent d’être spectateurs, informent objectivement.
#La limitation du mandat à deux (02) non renouvelable, est une pilule amère pour Gnassingbé Faure# surnommé le "Bouddha de Lomé"#, presqu’à la fin de deux (02) mandats, qui ne se prononce que rarement, se cache et fait du mystère, sur ce qui, apparemment, ne laisse personne indifférent, voulant être adoré par quelques courtisans qu’il sait manipuler comme au jeu d’échec, au lieu de servir de développement#.
Dans les endroits réservés et les agoras, la colère est bien présente sur les visages : les Togolais# revendiquent la limitation de mandats et le scrutin à deux (02) tours, tel que prévu consensuellement par l’Accord Politique Global (APG) #, ce, depuis 2006, accord dont l’exigence passe presque inaperçu. Les forums# de discussion aux ordres du pouvoir cherchent à minimiser les conditions qui ont conduit à cet accord : l’APG couvre des crimes imprescriptibles#, « plus de 500 morts dont le sang coule sous le fauteuil présidentiel de Lomé 2 ». …
Une fermeture politique du régime de Gnassigbe2# donne un sentiment de révolte#. Mais les traumatismes des assassinats restent encore gravés dans les mémoires, les renseignements# sont aux portes de tous les citoyens irrévérencieux# à l’endroit du dictateur, à quelques mois des élections# présidentielles# de 2015#.
On se demande si la #Maison Blanche# prend la mesure des choses et se donnera les moyens pour asseoir les outils de promotion d’élections transparentes en Afrique#, mieux, contraindre ces dictateurs récalcitrants à céder le fauteuil présidentiel, surtout qu’ils instrumentalisent le peuple : « c’est au peuple d’en décider », en continuant d’agir contre la volonté du peuple ?
Le pouvoir# se maintient dans sa logique# d’emprunter et de subtiliser des voix# de quelques citoyens# à la recherche d’un toit alimentaire#, dans un pays dont l’économie# est aux mains des proches du pouvoir#.
La limitation# des mandats# est un instrument# salutaire pour juguler la crise sur ce continent assez riche mais à la traîne et dont les croissances# ne sont pas partagées.
Cependant, cette proposition, les dirigeants# ne souhaitent pas l’entendre voire l’appliquer, se cachant derrière le peuple qui on sait, est désarmé de tout moyen de revendication pouvant aboutir devant des institutions verrouillées : une commission électorale# peu instruite en maîtrise de gestion saine du processus, surévaluation de la liste électorale, des achats massifs de conscience, manipulation des fichiers, une cour constitutionnelle# asservie, un peuple majoritairement affamé et analphabète, des magistrats# sous payés et corrompus.
Tandis que le climat politique# au Togo# est tendu, les organisations internationales# demeurent figé dans le "wait and see", au moment où l’humanité toute entière tient à la nouvelle donne#
.Meilleurs vœux
Amidatou Yérima
Journaliste L’ŒIL D’AFRIQUE
Tél : 00228 22442122
e-mail : dachemil@yahoo.fr
Centre d’Etude de la Sûreté du Développement CESD
BP 12719 Lomé Togo

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