L’entrepreneuriat agricole encore possible en Afrique.

Produire et mettre en vente des récoltes sur le marché, en tirer bénéfice est-il possible ? En Afrique subsaharienne, les récoltes, en général, sont issues d’une agriculture familiale de subsistance.

Succédant au Ghana qui, pendant la période … avait développé une espèce de tomates assez appréciée, des pays de la sous-région réussissent à approvisionner le marché régional en produits maraichers (Tomate, pastèque, pomme de terre…).

Le Burkina Faso, pays désertique, alimente aujourd’hui ses voisins en produits maraichers. Trois facteurs concourent à cette réussite: l’implémentation d’espèces résistantes à fort taux de rendement grâce à la biotechnologie, l’organisation des travailleurs agricoles, l’accompagnement des institutions internationales spécialisées.

Prenant en compte les conditions climatiques, les barrages et bassins de rétention d’eau pour alimenter et irriguer les terres agricoles, l’Etat, par la réalisation d’une politique agricole, a encouragé l’organisation des travailleurs agricoles.

Désormais, les Burkinabé inondent les marchés de Lomé et de ses environs avec leurs produits maraichers, sous le regard impuissant des commerçants et agriculteurs Togolais.

En témoignent les appellations : Tomate Ouaga, Pastèque Bobo … des produits qui viennent en période de rupture de la production, et représentent pour les ménages, une bouée de sauvetage.

Cependant, il reste à surmonter l’étape de transformation industrielle afin de conserver le surplus de production qui hésite à entrer à temps dans la chaine alimentaire.

Résoudre l’épineux problème du coût élevé de transformation industrielle, face à la facturation monstrueuse du courant électrique et la rareté des ressources électriques, l’autre défit majeur qui peut être pris en compte dans le cadre macroéconomique régional, quant on imagine qu’une disponibilité du courant électrique en permanence et en abondance, en Afrique de l’ouest, peut booster la croissance de 5%.

En attendant, les Agro-preneurs Burkinabé peuvent mieux s’organiser pour écouler leurs productions, en utilisant la technologie de communication pour la maitrise de l’offre et de la demande.

Dans ce cadre, des organisations de codeurs informatiques ont mis en place une plateforme de gestions de l’information agricole : la demande se communique par téléphone portable, et l’offre disponible également par le même canal. Une corrélation permanente disponible instantanément permet de maitriser les coûts de la production ; plus la demande est connue, mieux la production est équilibrée, on ne produit plus sans tenir compte des prévisions du marché.

A cela s’ajoutent l’amélioration progressive des conditions de transport : la construction du corridor Abidjan-Lagos, le chemin de fer Cotonou – Niger –Ouaga – Abidjan, la suppression de tracasseries policières, et également la réalisation des postes de contrôle juxtaposés, une certaine équité et transparence dans le traitement des voyageurs.

Le cadre réglementaire sur le commerce intra-CEDEAO avantageux certes, - mais très peu vulgarisé-. Un ensemble de conditions non moins négligeables pour la sous région… Le chemin reste à faire…

Ricardo Valens

www.loeildafrique.com

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