Mobilisation des ressources au Togo
de gauche à droite: DG OTR Gaperi Henri, Commissaire des douanes et Commissaire des Impots
de gauche à droite: DG OTR Gaperi Henri, Commissaire des douanes et Commissaire des Impots

L’OTR fait sa part

Changement de cap

Quand ça va, ça va ; et quand ça ne va, ça ne va pas.

Depuis un certain temps, L’Œil d’Afrique, votre journal, s’accorde à publier des informations qui, au point de vue de certains observateurs, favorisent le régime togolais.

C’est surprenant, à bien des égards, pour ce journal habituellement critique. L’attitude de L’Œil d’Afrique parait un revirement spectaculaire nous dit-on.

Pour L’Œil d’Afrique, il n’a jamais été question de clouer au pilori le régime parce qu’on ne l’aime pas ; mais le pousser à tenir ses engagements au rang duquel : la transparence, la redevabilité, les reformes économiques …. Les réformes tout court.

De la nécessité de la transparence, nous avions étalé l’opacité manifeste dans la gestion de l’ex-Direction Générale des Impôts. Des écrits jugés subversifs qui nous ont valu ce que vous savez. Trop d’encre versée pour que le contribuable puisse effectivement jouir du droit à l’information, droit au chapitre de connaissances des affaires publiques. Il reste beaucoup à faire certes, cela n’empêche guère de divulguer de vraies informations sur les efforts accomplis.

Ces informations positives sont des acquis à l’actif des Togolais, un intérêt national que L’Œil d’Afrique préserve en vue d’un meilleur devenir. Les partenaires en développement tels que la France, l’Allemagne et les Etats-Unis s’inscrivent dans la même logique. Qui dit le contraire ?

Les réalités

Afin de répondre au souci de bonne gouvernance et de poursuivre les réformes dans un cadre juridique de finances publiques aligné aux standards internationaux et communautaires, une rencontre périodique entre Directeurs et Chefs divisions pour la revue des activités, déterminer d’éventuels recadrages au sein des unités respectives de l’OTR (Office Togolais des Recettes) et de permettre la maîtrise de nouveaux outils de gestion, dont celui de lutte contre la fraude et la corruption a eu lieu, ce lundi 19 Septembre 2016 à la salle de conférence de la SAZOF, suivie d’une conférence de presse. Un exercice de redevabilité singulièrement marqué par la présence effective du Directeur Général de l’OTR, du Commissaire des douanes et du Commissaire des Impôts.

A sa création, les services de l’OTR se sont améliorés en s’appuyant sur le renforcement des parcs roulants, la construction des infrastructures et les innovations informatiques, ajouté à l’élaboration et la revue des textes, sans oublier le renforcement des capacités du personnel. Un ensemble d’éléments qui permettent d’assurer les orientations de développement que se fixe l’Etat du Togo, pour la mobilisation des ressources nécessaires à son développement, soit un seuil de 575 milliards cfa que l’OTR devra collecter auprès du contribuable. Un part importante lorsqu’on sait que le budget total de l’Etat togolais pour l’année 2016 s’élève à près de 1 000 milliards francs cfa.

Au jour d’aujourd’hui, le bilan à mi-parcours de l’OTR donne beaucoup de satisfaction dans la mesure où la mobilisation des ressources en fin Juin 2016 atteint 49,8% des prévisions. Une avancée notable d’autant plus qu’à la même période, dans les exercices antérieurs, la mobilisation était à 49%. La régularité des fréquences sur la courbe de recouvrement durant trois années successives établit une certaine lisibilité des tendances macroéconomiques propres à l’économique togolaise. En général, les recouvrements aux premiers semestres de l’année, comparativement aux seconds semestres, sont inférieurs, justifiant que les 51% restants puissent être atteints grâce aux meilleurs rendements économiques durant ces saisons de l’année qui correspondent aux périodes de fêtes de fin d’année, synonyme de plus d’importations, de plus de consommation, plus d’impôts et taxes douanières.

Comparons

Sur les "cendres" des ex Directions Générales des Impôts et des Douanes, qu’en est-il exactement des avantages et qu’est-ce qui reste à faire ?

De toute évidence, les ex-DGI et Douanes regroupées produisaient en temps de vaches grasses banalement 300 milliards francs cfa l’an. Aujourd’hui, il ya une nouvelle performance issue des reformes donnant satisfaction à ceux qui espèrent à un avenir meilleur. L’OTR regroupant les deux entités atteint 500 milliards cfa et plus. Un progrès à mettre à l’actif de la politique de redressement du Président Gnassingbé Faure qui s’implique à la recherche de compétences pour des postes assez stratégiques. Ce qui justifie la présence à la tête de l’OTR du Rwando-Canadien Gaperi, et des Commissaires Adoyi et Adedje, tous formés dans des grandes écoles internationales et surtout américaines.

Le Vécu quotidien

Un peu d’efforts à déployer pour assurer que les dépenses publiques servent aux investissements plus rentables dans un contexte régional de grande concurrence entre Etats afin de permettre au Togo d’avancer et d’attirer plus de ressources. Aussi, ne faudrait-il pas que le Togolais moyen puisse ressentir dans son vécu quotidien les changements opérés par l’OTR ?

Les obstacles

Par ailleurs, les chiffres avancés pourraient s’améliorer s’il existe une adéquation entre installation de commerce et payement des impôts, une bonne organisation économique formalisant surtout les activités liées à la commercialisation informelle des produits pétroliers tels que le carburant frelaté à l’origine d’un manque à gagner important voire scandaleux d’environ 40 milliards cfa, encourageant ainsi l’évasion fiscale du fait que le Togo ne produisant pas du pétrole, toutes ces ressources sortent du territoire national au noir.- Talon d’Achille de toutes les économies de la sous-région qui alimente des réseaux de criminalité internationale et menace la sécurité maritime. Un défi pour l’environnement, avec des conséquences dangereuses sur la santé publique, - – Nous y reviendrons. -

Des réponses à ces lacunes se trouvent désormais dans la réalisation d’édifices administratifs interconnectés sur toute l’étendue du territoire afin de créer un maillage complet. Mais également, ne faudrait-il pas la sensibilisation des populations, un des puzzles manquants de cet important enjeu de l’émergence togolaise ?

Les réformes encours

Rappelons qu’en 2015, le gouvernement togolais a adopté le décret n°2015-01-17/PR portant composition du Conseil d’Administration suivi d’un second le 14 décembre de la même année, cette fois-ci portant composition du Conseil de surveillance.

Deux décrets, ajouté au décret d’application de la loi renforcent, dans un processus évolutif, la transparence totale de la gestion des deniers publics, qu’assurent les réformes dont la revue nationale, avec l’aide des partenaires internationaux et la disponibilité entière du gouvernement togolais s’exécute de façon régulière.

Pour L’Oeil d’Afrique, il est plutôt question que le régime de Lomé fasse des progrès. C’est évidemment le cas …

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