Mongo Kpessou Aharh, Secrétaire Permanent chargé du suivi des politiques publiques et des programmes financiers

Mongo Kpessou Aharh, Secrétaire Permanent chargé du suivi des politiques publiques et des programmes financiers

Togo/Renforcer la gestion des finances publiques pour l'éradication de la pauvreté
Vincent VIRE, Chef de la Coopération Union Européenne au Togo

Vincent VIRE, Chef de la Coopération Union Européenne au Togo

Togo/Renforcer la gestion des finances publiques pour l'éradication de la pauvreté
Renforcer la gestion des finances publiques pour l'éradication de la pauvreté
Renforcer la gestion des finances publiques pour l'éradication de la pauvreté

Togo/ Renforcer la gestion des finances publiques pour l'éradication de la pauvreté

Généralité

Maîtriser la masse salariale et participer à l’éradication de la pauvreté dans le monde, est l’une des préoccupations des gouvernants et des partenaires en développement qui contribuent à certains niveaux au budget des Etats. En effet, dans l’exécution des dépenses publiques, afin d’établir les équilibres nécessaires et d’assurer la performance de l’économie, la survie d’un Etat viable, il existe des ratios qu’il faut respecter impérativement.

Selon les zones économiques ou monétaires, le cas de l’UEMOA, des prescriptions à respecter telles que le critère de convergence macro économique sert de régulateur. Au plan interne, les partenaires en développement participent à consolider les acquis de gouvernance instaurés par les Etats souverains. Il s’agit d’harmoniser les finances publiques en fonction des dépenses, des recettes, et des besoins pour assurer la croissance nécessaire dans un contexte mondial globalisé. Lorsque les Etats se soumettent à cet exercice en s’assurant d’une bonne lisibilité dans la gestion des finances publiques, les partenaires apportent des soutiens financiers et techniques.

Au Togo, le besoin de reforme se fait plus sentir surtout à cause de ce que le pays a longtemps été isolé (la suspension de la coopération, une épée à double tranchant). Conscient de cette réalité et faisant preuve de pragmatisme politique, le gouvernement togolais, grâce à la volonté politique au plus haut niveau de l’Etat, a entamé une série de réforme. Pour ce faire, un cadre réglementaire a été installé par l’adoption d’un décret n°2010-108/PR le 29 Septembre 2010, sous la surveillance du Secrétariat Permanent. Assisté par un Comité de Suivi, ces réformes sont menées.

Les partenaires

L’Union Européenne, tout comme plusieurs partenaires financiers dont la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Agence Française pour le Développement (AFD), le Fonds Monétaire International (FMI), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Coopération Française, la Commission de l’UEMOA, la section économique de l’Ambassade des Etats Unis, GIZ, DUE … accompagne le gouvernement togolais pour améliorer la gestion des finances publiques, afin s’assurer que les recettes de l’Etat (les impôts et les taxes douanières) soient versées dans les caisses de l’Etat et servent à financer les dépenses courantes au bénéfice de la population. En bref, de la traçabilité des recettes publiques.

L’actualisation

Cette année, la revue technique se déroule du 13 au 14 Septembre 2016 à la salle CEDEAO de Casef (Centre Administratif des Services Economiques et Financiers) de Lomé, afin d’élaborer et faire l’examen interne des améliorations apportées dans leur secteur.

L’avis des partenaires

Selon Vincent Vire, Chef de la Coopération Union Européenne, il ya toute une série de standard international que le Togo observe dans la gestion des finances publiques, et de nouvelles directives que le gouvernement togolais met en œuvre. Ce qui demande beaucoup d’appui institutionnel et les bailleurs sont en mesure d’apporter certaines orientations en vue d’améliorer la comptabilité, le système informatique, la gestion de la dette, la passation des marchés publics etc…

Les avancées

Depuis 2012, deux (02) revues de mise en œuvre des réformes s’organisent chaque année dans les départements ministériels et institutions, en prélude aux travaux de la revue nationale. On note un bilan positif à 80% : 23 recommandations sur 25 mises en œuvre ou en cours de réalisation soit 92%, la motivation de tous les acteurs est indispensable dans le cheminement du processus pour le respect du calendrier budgétaire, induisant à l’émergence.

Tout compte fait, le ministère de l’Economie et des finances, au niveau de l’amélioration de la comptabilité publique, fait d’énormes progrès : des performances qui justifient l’octroie de 16 millions d’Euros d’appui budgétaire prévu pour la fin d’année 2016. D’autres mécanismes d’appui sanctionnent l’efficacité des reformes dont l’appui complémentaire de 56 millions d’Euros, ce, à l’issu de trois (03) ans d’exercice et d’évaluation jugée satisfaisante.

Les attentes des populations

Toutefois, les Togolais face au besoin quotidien, et peu informés des efforts du gouvernement dans le domaine de la transparence, souffrent doublement et manifestent beaucoup d’impatience à ressentir les impacts de la gestion budgétaire sur les salaires, avec une incidence directe sur le panier de la ménagère. Il appartient également au citoyen d’harmoniser ses dépenses en fonction de la rémunération et de programmer ses charges.

YERIMA Amidatou

Journal L’Oeil d’Afrique

00228 97079644 - 90214293

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