Lutte contre la méningite

Des responsables sanitaires de 21 pays en concertation

 

L’épidémie de méningite fait partie des fléaux qui retardent la prospérité du continent africain. Elle demeure un problème majeur récurent de la santé publique et reste d’actualité en Afrique. En 2016, 15165 cas suspects de méningite ont été enregistrés dans les pays de la ceinture méningitique (qui s’étend du Sénégal à l’ouest jusqu’en Ethiopie à l’est de l’Afrique sub-saharienne) avec 1 262 décès soit un taux de létalité de 8,3%. Ainsi, après le Niger en 2015, deux pays de la sous région ouest africaine ont connu des épidémies majeures : le Ghana avec une épidémie à pneumocoque (2 406 cas suspects dont 222 décès) et le Togo avec une épidémie à méningocoque W (1 834 cas suspects dont 118 décès).

Fort de ce constat, une réunion se tient ce 28 Novembre, la 13ème du genre, entre 21 pays africains de la ceinture méningitique à l’hôtel Sancta Maria de Lomé, et sera clôturée le 30 Novembre 2016. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre de la Santé en présence de la représentante résidente de l’OMS au Togo, et d’éminentes personnalités. L’objectif est de faire la revue de la situation épidémiologique, de la surveillance, envisager une réponse aux épidémies de méningite en Afrique et de définir les perspectives et priorités pour les interventions futures, y compris la saison épidémique 2017.

Le ministre de la santé dans son discours d’ouverture a insisté sur la conscience du gouvernement d’œuvrer à mettre un terme à cette épidémie qui a affecté le Togo au premier semestre de l’année 2016, touchant 1975 personnes et causant 127 décès, tout en remerciant les partenaires pour leur précieuse contribution.  

La représentante de l’OMS au Togo, quant à elle, a attiré l’attention sur les possibilités pour tous les pays de connaitre une épidémie de grande ampleur actuellement. Pour cela, l’OMS recommande trois stratégies pour contenir d’éventuels cas de pandémie: la surveillance et une réponse efficace aux épidémies, la prise en charge adéquate des cas, la vaccination préventive et réactive. « Cette rencontre de haut niveau offre l’occasion aux différents participants de partager les expériences de la lutte contre la méningite, de tirer leçons du passé pour mieux construire l’avenir. Ainsi, aucun pays n’aura le droit de dire : nous avons été surpris » a-t-elle ajouté.

Rappelons que depuis 2010, un nouveau vaccin du nom de MenAfriVac a été introduit et s’est accompagné d’une réduction significative des cas de méningite à méningocoque A. Mais, certaines modifications ont été observées à cause de la spécificité de ce vaccin. Ce qui oblige les acteurs de santé, les médecins et docteur et autres à rester vigilants, avisés, prudents, et circonspects.

Concernant l’organisation des campagnes de vaccination contre la méningite, il a été évoqué des difficultés dues entre autres à la faible disponibilité des vaccins en quantités suffisantes.

Trois jours de travaux auront permis l’évaluation de la situation épidémiologique de la méningite en Afrique de 2016, les performances de la surveillance de la méningite, les interventions menées et les leçons apprises, la disponibilité des vaccins contre la méningite, l’élaboration des projets des plans nationaux de réponse aux épidémies de méningite, les progrès de l’introduction de …

Retenons que la Méningite est une maladie contagieuse et meurtrière mais guérissable qui se transmet d’une personne à une autre, quel que soit l’âge, par la toux, les éternuements, la salive. Elle se manifeste essentiellement par une forte fièvre brutale, des maux de tête, des vomissements, une raideur de la nuque. Se faire vacciner est la mesure préventive la plus efficace.

 

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YERIMA AMIDATOU

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