Lutte contre le commerce illicite des espèces protégées
Lutte contre le commerce illicite des espèces protégées
Lutte contre le commerce illicite des espèces protégées


La CITES renforce la capacité des agents des douanes

 

 

Le pillage de la faune et la flore en Afrique est un phénomène qui prend de l’ampleur, source de graves conséquences, non seulement sur l’équilibre biologique, appauvrit les populations à proximité de ces réserves également. Une sorte de pillage systématique qui parfois antinomique aux valeurs traditionnelles et culturelles du continent noir.

 Pour combattre efficacement contre cette irrégularité, la communauté internationale a initié une convention internationale sur le commerce des Espèces en danger et de flore et de faune sauvages en anglais CITES dont plus de 180 pays ont adhéré.

La CITES en effet, est un ensemble de réglementations visant à contrôler, mieux à mettre fin aux menaces qui pèsent sur les espèces protégées, trafiquées façon illégale de l’Afrique et livrées clandestinement sur des marchés  extérieurs.

Il n’est point besoin de rappeler l’abattage anarchique d’éléphants, ni la découverte en Asie d’ivoires en quantité importante, fléau contre laquelle la CITES cherche à lutter énergiquement, en anticipant les actions des réseaux criminels organisés générant beaucoup de ressources illicites.

D’un constat général, les administrations des douanes jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le commerce illégal, étant des axes stratégiques dans chaque pays par la surveillance des mouvements des biens et des personnes.

une interpellation est faite à leur endroit à mettre en exergue leur initiative en vue d’améliorer la coopération entre elles mutuellement d’une part, et d’autre part leurs nombreux partenaires tant privés que publics, au niveau national, régional et international participe à une concertation mondiale solide contre cette affreuse destruction.

C’est dans cet esprit qu’un atelier régional est organisé ce 07 Novembre 2016 par l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) en partenariat avec l’Office Togolais des Recettes (OTR) dans la capitale togolaise afin de renforcer les capacités des agents des douanes.

 Cet atelier de 40 heures a pour thème : « renforcement des capacités des agents des administrations douanières à lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages par le biais d’actions ciblées et d’un appui apporté lors des opérations de lutte contre la fraude ».

Selon le Commissaire des douanes et droits indirects, présidant la cérémonie officielle d’ouverture au nom du Commissaire Général de l’OTR, cette formation sur les enquêtes CITES vient à point nommé, elle permettra aux administrations douanières de se doter de véritables instruments juridiques capables de garantir durablement la survie des espèces animales et végétales concernées.

Durant les 5 jours, sous l’expertise des formateurs avisés de l’OMD, les travaux seront consacrés à la Convention de Washington sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore sauvages menacées d’extinction, une revue des techniques d’enquête élaborées pour venir à bout des trafics illicites de ces espèces nettement en croissance exponentielle, ces dernières années, parce que joignant à leur mode opératoire l’utilisation de technologie sophistiquée.

Cette rencontre verra la participation d’environ 5 pays membres et s’inscrit dans le cadre du projet OMD-INAMA qui a vocation à se pencher sur la question de la criminalité liée aux espèces sauvages ; un sujet inscrit au rang des priorités pour la communauté internationale.

 

 

Rachel Amida

L’Oeil d’Afrique

+228 92178279 - 90214293

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