Remise solennelle du rapport à Monsieur le Ministre de la planification du développement par Madame la représentante résidente du Pnud au Togo

Remise solennelle du rapport à Monsieur le Ministre de la planification du développement par Madame la représentante résidente du Pnud au Togo

Remise solennelle du rapport à Madame la Ministre de l'Action sociale par Madame la représentante résidente du Pnud au Togo

Remise solennelle du rapport à Madame la Ministre de l'Action sociale par Madame la représentante résidente du Pnud au Togo

L'Assistance

L'Assistance

Photo de famille à l'Hotel Ibis de Lomé

 

La femme mère, fille, sœur, porteuse de l’humanité a-t-elle vraiment la place qu’elle mérite au sein des institutions ? Sans aucun doute, la femme joue un rôle essentiel dans la croissance du capital humain en donnant la vie. Pour autant, à cause de sa faiblesse, elle est souvent abusée, manipulée, détournée de ses réels objectifs. Des voix se sont levées contre cette injustice.

Désormais, la place de la femme n’est plus uniquement à la cuisine, au champ, ou telle que la prédestine la tradition, mais à participer équitablement aux diverses tâches autrefois réservées aux hommes afin d’assumer son indépendance et libérer ses potentialités. Il ya lieu de rompre avec les normes sociales et de gouvernance préjudiciables aux femmes, en consacrant plus de possibilité à l’égalité du genre.

C’est à juste titre que l’objectif 5 des ODD ainsi que l’agenda 2030 de l’ONU femme prônent la parité du genre. Pour la déclaration universelle des droits de l’homme depuis 68 ans, la déclaration du millénaire, la promotion des droits de l’homme, l’élimination de la discrimination et des inégalités à l’égard des femmes, des hommes, des filles et des garçons, demeurent au cœur de l’attention mondiale.

Le rapport 2016 sur le développement humain en Afrique a été lancé ce 05 décembre à Lomé autour du thème : Accélérer les progrès en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes en Afrique.

Dans l’ensemble un progrès significatif a été noté mais beaucoup reste encore à faire en vue de satisfaire les exigences dans les domaines de santé, d’éducation, d’insertion des femmes aux postes étatiques, de leadership féminin…bref de la nécessité d’accélérer la concrétisation des actes allant dans le sens de la parité homme/femme.

Selon ce rapport, l’Afrique généralement affiche l’un des taux d’amélioration du développement humain les plus rapides au monde sur ces vingt dernières années. Par contre, elle possède les niveaux de développement humain moyens les plus faibles par rapport aux autres régions du monde. Sur 44 pays dans le monde, trente-six d’Afrique figurent dans le groupe des pays à faible développement humain. Toutefois, parmi les pays africains, 17 ont atteint un niveau de développement moyen ou élevé.

Concernant la parité du genre, les calculs réalisés au moyen des indicateurs spécifiques par le PNUD révèlent la présence d’inégalités notables entre les hommes et les femmes dans presque tous les pays d’Afrique : en moyenne, les Africaines ont un niveau de développement humain équivalant à 87% de celui des Africains.

Le rapport décèle une forte disparité dans de nombreux pays d’Afrique entre hommes et femmes sur le plan économique, sur le lieu de travail, dans les opportunités entrepreneuriales, au niveau de l’exploitation et de l’accès liés aux bénéfices tirés des ressources naturelles et de l’environnement. Les femmes sont ainsi poussées dans l’économie informelle. Entre 2004 et 2010, les emplois du secteur informel non agricole en Afrique subsaharienne occupés par les femmes sont estimés à 66%. Un pourcentage qui varie selon les pays. L’écart salarial entre hommes et femmes est omniprésent.

La participation et la représentation politiques des femmes au sein du gouvernement constituent depuis longtemps des indicateurs majeurs du niveau global d’efficacité et de responsabilité d’un pays.

Au Togo, les femmes participent à la tête des institutions étatiques à hauteur de 15%. 17 femmes sur 91 députés sont à l’Assemblée Nationale, dont 2 au poste de 2ème et 3ème vice présidente. De même, au gouvernement le nombre de femmes leaders ministériels est de 5.

Bien que plusieurs actions sont menées pour accélérer la concrétisation de l’égalité des genres entre autres la création du fonds national de finance inclusive (fnfi), la subvention à 80% de la césarienne, la gratuité de l’école, … des suggestions ont été faites pour une bonne orientation et assistance des femmes et filles, ainsi que pour diminuer le taux d’atteintes du VIH SIDA.

Le rapport propose quatre grands axes afin d’intégrer pleinement la problématique hommes-femmes au sein du programme de développement humain au sens large et de contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable :

  1. Soutenir l’adoption de réformes juridiques, de politiques et de réglementation en faveur de l’autonomisation des femmes
  2. Soutenir les capacités nationales pour promouvoir et accroitre la participation et le leadership des femmes dans la prise de décisions au sein du foyer, de l’économie et de la société
  3. Soutenir la capacité à mettre en œuvre des approches multisectorielles destinées à atténuer les impacts des pratiques de santé et d’éducation discriminatoires à l’égard des femmes
  4. Soutenir les femmes dans leur lutte pour l’acquisition des droits de propriété et de gestion des actifs économiques et environnementaux.

Le ministre de la planification du développement dans son discours d'ouverture a exprimé la volonté du gouvernement togolais à prendre en compte les recommandations dans ses politiques, programmes et projets pour le développement humain durable au Togo.

Amidatou Rachel

L'Oeil d'Afrique

+228 92178279 - 90214293

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