L’OMS soutient l’initiative du gouvernement

 

La santé est la base de toute activité, mais elle a un prix. Selon que vous soyez riche ou pauvre, les traitements sanitaires vous seront accordés. Malheureusement, faute de moyens financiers, des populations subissent les maladies jusqu’à la mort, du fait que le coût de traitement est plus élevé que leur bourse. Pour rétablir l’équilibre, le gouvernement avec l’appui des partenaires financiers s’est engagé dans un processus d’accompagnement des populations vulnérables pour l’accès équitable aux premiers soins de santé. Ainsi à travers des campagnes de vaccination, des programmes de lutte contre le VIH-Sida, les Maladies non transmissibles, le Paludisme, la Tuberculose, la subvention à la césarienne… les ménages sont assistés.

Malgré cela, les statistiques montrent que les dépenses des ménages en santé restent toujours élevées par rapport à leurs revenus soit 47,5%, ce qui fait estimer à 41dollars, la dépense par habitant. En d’autres termes, moins d’un individu sur 10 peut prétendre bénéficier d’un mécanisme de prépaiement de soins de santé.

Pour relever le défi sanitaire sous menace d’une démographie sans cesse galopante, il est organisé ce 09 février dans le somptueux hôtel Radisson Blu 2 Février de Lomé, un dialogue national sur le financement de la santé. Il s’agit d’une concertation pour l’adoption d’une stratégie capable de mobiliser de façon maximale des ressources et surtout étudier les voies et moyens pour une utilisation optimale, efficace et efficiente les fonds, ce, en faveur du renforcement du système de santé en vue d’évoluer vers l’instauration d’une couverture sanitaire universelle, bénéfique pour tous.

Ce dialogue devra alors aboutir à inciter le gouvernement togolais à poursuivre progressivement l’augmentation des finances publiques en matière de santé. Comme l’a affirmé si bien le Docteur Imboua Lucile, Représentante Résidente de l’OMS, le Togo a pris la mesure de la chose, en s’engagement depuis des années vers la couverture sanitaire par la création de l’INAM pour une catégorie de la population et l’augmentation de pourcentage alloué à la santé soit 7,85% du budget contre 15% fixé par l’accord d’Abuja en 2000. C’est pour cela que l’OMS accompagne les actions du gouvernement et espère qu’avec le temps, l’assurance maladie couvrira toute la population.

Cette initiative rentre dans le cadre de la mise en œuvre du plan national de développement sanitaire pour la période 2017-2022, et répond au volet 3 des Objectifs de Développement Durable.

 

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