L’eau, incolore, inodore, qu'aucun liquide ne peut substituer, se confond souvent à la vie parce que sans elle, point de vie, elle est la vie. Elle devient nuisible lorsqu’elle est mal entretenue ou polluée. Pour rappeler constamment la nécessité de préserver cet atout naturel dont dispose l’humanité, les Nations Unies ont retenu le 22 mars de chaque année comme Journée Mondiale de l’Eau, afin que de nos attitudes quotidiennes, nous puissions œuvrer à consommer une eau saine. Cette année, le thème retenu est « l’eau et les eaux usées ».

Au Togo, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’hydraulique se saisit de cette occasion pour organiser à l’attention des parties prenantes, Journalistes et société civile, un atelier de sensibilisation et de vulgarisation du code de l’eau, suivi d’un échange sur la gestion des eaux usées au Togo. Cet atelier a eu lieu ce 15 mars 2017 à Lomé.

Au cours des travaux, cinq communications ont été faites : la première sur la loi portant code de l’eau au Togo et ses textes d’application, la seconde sur le code de l’eau et la gestion des eaux usées, la troisième a concerné les redevances d’utilisation et de pollution de l’eau, suivie d’un entretien sur le guide de réalisation des forages, et enfin les réformes dans le secteur de l’eau. Un débat nourri a suivi ces exposées où des préoccupations ont été énoncées. 

D’un point de vue global, une amélioration du taux de desserte porté à 52%, et plusieurs projets en cours de réalisation pour faciliter l’accès à l’eau potable en milieu rural et semi – urbain, avec l’appui technique et institutionnel aussi bien des partenaires financiers que des associations et ONG.

Le projet PASED ( Projet l'Accès Social à l'Eau à Dapaong ) en appui  à la commune de Dapaong sur l'eau et l'assainissement, démarré depuis Avril 2015 pour une durée de deux ans, a permis de réduire le mètre cube (m3) d’eau qui était à 800Fcfa en 2014, à 500F cfa en 2017. Une approche salutaire, de même que la revue à la baisse du coût d’analyse des eaux des forages sur la qualité de l’eau.

Cependant, des inquiétudes ont été soulevées par rapport à la qualité de l’eau consommée par les communautés riveraines des industries extractives, en l’occurrence la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) où le traitement du phosphate n’est pas sans incidence sur la qualité de l’eau consommée dans ces localités. Sur cette inquiétude, le représentant de cette société a rapporté que la coloration des dents de la plupart des habitants de Goumoukopé, et Aglomé, était due au fluor et que des dispositions étaient en étude. Quant aux appréhensions sur la qualité des eaux issues des canalisations urbaines, les services techniques de la TdE rassurent que la coloration de l’eau n’est parfois pas signe de mauvaise qualité. Ils appellent la population à vérifier la constance des factures mensuelles d’eau, précisant qu’un ménage consomme en moyenne 10 000 litres d’eau le mois, ce qui correspond à environ 2700 f cfa, toutes taxes comprises. 

Par ailleurs, un numéro vert 80003000 est réservé pour tout appel d’urgence, sur la gestion des eaux de l’Etat.

L’Oeil d’Afrique

+228 90214293

Retour à l'accueil