Médias : réflexion autour de la dépénalisation des délits de presse au Togo et la responsabilité du journaliste
 
 
 
 

Médias : réflexion autour de la

 

dépénalisation des délits de presse au

 

Togo et la responsabilité du journaliste

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a organisé, le mardi 21 mars 2017 à Lomé, un séminaire sur le thème : « Dépénalisation des délits de presse et Responsabilité du Journaliste ».

L’objectif principal de ces assises qui ont réunis un parterre de personnalités et des professionnels des médias, est de mener la réflexion sur l’état de la presse togolaise et des acteurs qui l’animent depuis la dépénalisation des délits de presse intervenue en 2004 et d’en cerner les incidences sur le professionnalisme.

La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par M. Pitang TCHALLA. Dans son discours de circonstance, le Président de la HAAC a d’abord rappelé les réactions qui ont suivi ce bond qualitatif réalisé par le Togo à l’époque avant d’émettre des interrogations : « 13 ans après cette victoire, quel bilan peut-on dresser ? Quelles incidences cette dépénalisation a-t-elle eu sur l’exercice de la profession, sur le respect des règles éthiques et déontologiques ? La presse togolaise a-t-elle gagné en responsabilité, en professionnalisme ? »

« Comment a-t-on compris la dépénalisation ? Avons-nous su cerner la responsabilité qui nous incombait dorénavant, en tant que professionnels de la communication ? N’avons-nous pas au niveau de la profession, compris la dépénalisation comme une licence, comme la voie royale ouverte au libertinage, comme un feu vert, un laisser-aller sur l’autoroute des violations de toutes sortes, par voie de presse, surtout lorsqu’il s’agit de personnalités publiques, de la vie privée des citoyens ? ».

Enfin, le président de l’instance de régulation des médias a expliqué que les résultats des réflexions constitueront l’un des « inputs d’une prochaine relecture de l’ensemble des textes organisant le secteur de la presse et de la communication au Togo, conformément aux recommandations des états généraux de la presse tenus en 2014 à Kpalimé ».

Pour sa part, le ministre de la Communication, de la Culture, des sports et de la Formation Civique a insisté sur la « responsabilité » du journaliste dans l’exercice de son métier. Guy Madjé LORENZo a engagé les professionnels des médias à ne pas « remettre en cause les acquis de la liberté de la presse et d’expression chèrement acquises ».

Quant au représentant du ministre de la Justice et des Relations avec les Institutions de la République, Isidore AKOHOUEGNON, il a rappelé les dispositions textuelles et les instruments qui consacrent la liberté d’expression et de presse. Aussi, at-il donné les notions définitionnelles de la dépénalisation des délits de presse.

Les travaux proprement dits qui ont succédé à la partie protocolaire de ce séminaire ont été marqués par trois communications présentées par MM. Dabré GBANDJABA, ancien Procureur Général de la République, Lucien Mensah DJOSSOU, l’un des doyens de la profession et Kasséré Pierre SABI, membre de la HAAC.

Tous ces exposés ont donné lieu à un débat enrichissant au cours duquel les participants ont soulevé plusieurs préoccupations relatives au métier de journaliste.

Le Service de Presse/HAAC

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