omite pilotage itie togo/.arriere- plan l'equipe de mission dirigée pâr Didier KOKOU AGBEMADON avant-plan le dp du journal l'oeil d'afrique/ media c

omite pilotage itie togo/.arriere- plan l'equipe de mission dirigée pâr Didier KOKOU AGBEMADON avant-plan le dp du journal l'oeil d'afrique/ media c

 

 

L’exploitation des informations contenues dans les rapports ITIE se révèle un couteau à double tranchant, qu’il faut manipuler, surtout en l’absence d’exhaustivité d’informations qui nécessite beaucoup de moyens de recoupements, avec discernement : dans ce cas d’espèce, "exporter ne veut pas dire exploiter".

Faisant allusion à la publication du confrère liberté dans sa parution du 6 avril 2017, sous la plume du docteur Koumou - (dont on comprend les inquiétudes tant les fruits sont pourris dans le secteur minier, mais il ne faut surtout pas perdre de vue qu’il existe des reformes du système, voulues par le Chef de l’Etat) - publication qui révèle être un cas d’insuffisance notoire dans la mesure où, pris isolement, ces informations surtout déplacées de leur contexte, peuvent être sujettes à caution.

Nous n’avons pour devoir que d’éclairer l’opinion publique conformément à notre agenda, à la proximité que nous avons avec les domaines d’informations propres à l’industrie extractive. Il est certain que l’or suscite envie et admiration et que si le Togo en exploitait en quantité industrielle, nous n’en serions pas à ce niveau.

Cet article inspiré du rapport ITIE, un instrument dont l’efficacité n’est plus à démontrer mais dont l’exploitation peut parfois être tendancieuse, nous ramène à évoquer un reportage effectué en Avril 2016 à ce propos.

Le processus ITIE n’est pas seulement un concept économique, mais à la fois un ensemble de composants humanistes et progressistes, en ce sens qu’il n’est pas possible d’agir en son nom, en empruntant exclusivement une seule des voies énumérées, d’où le paradoxe.

En adhérant au processus ITIE, les autorités du Togo ont bien évidement le souci de faire la transparence dans le secteur. Si dans le rapport, figurent des entreprises qualifiées d’exportatrices de l’or, elles le sont, mais le rapport ne fait pas mention de l’origine de cet or, et c’est la délicatesse d’esprit à laquelle est soumis tout lecteur de ce type de rapport. Il est bien vrai que le sous-sol togolais dispose des richesses. Et si ces richesses sont à la portée des yeux, qu’on nous fournisse les preuves.

Par contre, le Togo dispose de marbre, du phosphate, du calcaire, en quantité actuellement en production industrielle….

Des orpailleurs arrêtés au Ghana pour exploitation frauduleuse des mines d’or

Le Togo exporte bel et bien de l’or, c’est une évidence irréfutable, mais quelles sont les sources de provenance de cet or ? Les indices majeurs montrent que la matière première, même si elle existe sur le territoire togolais, elle reste peu exploitée ou exploitée de façon artisanale, tant le rendement par superficie reviendrait peu probable. Toutefois, on reste surpris que dans les transactions internationales, le pays figure comme exportateur.

En effet, de nos recoupements, les pays voisins comme le Burkina Faso et le Ghana, de même que le Mali et le nord du Niger, font du territoire togolais, une destination finale de leurs affaires, d’autant que la législation au Togo l’autorise et fait de la place Lomé, une zone de raffinage de matières premières. Et s’il existe une exploitation au Togo, elle reste, de nos jours, très artisanale. Toutefois, du fait de l’absence de cadastre minier (en projet) et de distinction des origines de provenance de l’or, les supputations vont bon train.

Aujourd’hui, il n’est pas possible de situer avec précision ou de localiser les productions, mais ce qui est certain, dans le cadre de visite de terrain organisée par l’ITIE en Avril 2016, les sites observés sont en abandon.

Ailleurs, les pays voisins continuent d’avoir des soucis avec des orpailleurs clandestins qui envahissent les mines. A l’heure où nous mettons sous presse, il a été même déclenché par la société civile ghanéenne une campagne contre l’exploitation frauduleuse de l’or au Ghana.

Blaise Ayegnon

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