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Dakar / Sénégal

La Banque Mondiale forme les formateurs sur le

transfert des connaissances pour l’amélioration

effective de l’efficacité des institutions

Un réseau de facilitateurs a été récemment formé à Dakar (Sénégal) par la Banque Mondiale. Au cœur de cet atelier, la documentation et le partage systématique de bonnes pratiques devant améliorer l’efficacité des institutions, une occasion pour permettre le partage des connaissances entre les formateurs.

Cet atelier qui s’est déroulé du 22 au 26 mai 2017 dans la capitale sénégalaise avait pour objectif principal le renforcement des capacités des facilitateurs expérimentés de 9 pays d’Afrique francophones afin d’améliorer l’efficacité des services publics, dans le but de les rendre plus résilientes aux rotations du personnel et au bon rendement à travers de bonnes pratiques.

Pour ce faire, le groupe de la Banque Mondiale met l’accent sur l’acquisition de connaissance aux points focaux qui serviront de relais, dans un langage plus accessible, dans leurs pays de provenance, une méthodologie contraire aux nombreuses techniques classiques de gestion de connaissance.

Kerstin Tebbe, la consultante de la Banque Mondiale, lors de son allocution a espéré que les bénéficiaires seront désormais les ambassadeurs de vulgarisation de cette méthodologie du partage systématique des connaissances auprès des institutions du secteur public en Afrique Francophone.

Pour Laurent Porte, Spécialiste en partage de connaissance à la Banque Mondiale et co-animateur dudit atelier de formation des formateurs : « les bonnes pratiques sont souvent recherchées à l’extérieur de leur organisation par les institutions nationales qui ignorent généralement les solutions découlant de leurs propres expériences opérationnelles ». Se félicitant, pour conclure, de la qualité des échanges, de l’appropriation faite par les participants des outils de partage de connaissance, élément essentiel du processus de développement, au même titre que les outils financiers et techniques, selon les termes utilisés dans sa déclaration.

S’exprimant au nom de tous les participants, Maty N’diaye Sy, a émis la doléance de voir la plateforme d’échange offerte par l’atelier de formation de formateurs se poursuivre au sein de toutes les organisations du secteur public en Afrique francophone. Ce qui permettrait, poursuit-il, d’ériger la diffusion de meilleures pratiques en modèle de transfert d’expertise systématique entre pairs dans leurs activités quotidiennes.

Ils ont été au nombre de 20 participants provenant de 11 pays dont 9 d’Afrique (Bénin, Togo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun, Tunisie, République Démocratique du Congo, Madagascar). Le Togo a été représenté à cette formation par l’expert Djaka Yaovi Mawusi, commis par la Banque Mondiale.

Pour rappel, la Banque Mondiale depuis un certain temps développe les capacités de partage de connaissances au sein des organisations de manière progressive. L’approche adoptée est celle qui se repose sur une série d’interventions s’étalant généralement sur une période de 18 à 24 mois, et dont les bénéficiaires sont les organisations du secteur public à travers le monde. Elle comprend un exercice d’auto-évaluation des capacités, la formulation d’une vision, l’élaboration d’une feuille de route à moyen terme, tout ceci pour parvenir au partage des connaissances, autour d’un plan d’action qui n’excède pas 100 jours, et qui consiste en une série d’ateliers participatifs, de guides, de conseils pratiques au niveau local sous la supervision de la Banque Mondiale qui se base sur un réseau mondial de facilitateurs expérimentés.

L’Oeil d’Afrique Média

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