Projet Corridor Abidjan Lagos / Lutte contre le VIH - SIDA

 

Les acteurs régionaux en concertation pour réduire

 

le taux de prévalence chez les populations clés

 

La réunion régionale d’échange entre les associations et réseaux de populations clés le long du corridor Abidjan Lagos a démarré ce lundi 11 septembre à l’hôtel Onomo de Lomé. Tous les acteurs impliqués se retrouvent à Lomé pour partager les expériences et difficultés rencontrées dans le cadre de la gestion des personnes clés ou passerelles vivant avec le VIH-SIDA.

Durant quatre jours, il s’agira de revoir les stratégies mises en place pour réduire le taux de prévalence chez les travailleurs de sexe, les homosexuels et les utilisateurs de drogue, cible ayant en concentration le virus malgré les efforts consentis par les Etats pour réduire la pandémie.

Selon Koné Idrissa, Directeur Exécutif de l’Organisation du Corridor Abidjan Lagos (OCAL), il a été constaté que cette catégorie professionnelle éprouve une certaine crainte ou honte à approcher les formations sanitaires ou unité de gestion des PV-VIH, pour cause de stigmatisation. Ce qui est de nature à laisser libre cour à leur vulnérabilité et de surcroît leur position constitue potentiellement un risque de prolifération exponentielle du virus.

L’atelier de ce jour vise à revoir les stratégies à adopter en terme de qualité d’accueil des personnels soignants dans les 5 pays du corridor, pour la prise en charge, sans jugement et de manière à dissiper les frustrations en vue d’impacter la volonté des personnes stigmatisées à être disposer à se rendre aux soins pour une prise en charge gratuite, afin de réduire considérablement le taux de prévalence au VIH-SIDA qui actuellement est élevé au Nigéria et en Côte d’Ivoire. Toutefois, au Togo selon les experts en la matière, la stigmatisation liée aux faits culturels engendre une hausse non maitrisée des populations clés porteuses du virus.

Notons que dans le cadre de l’amélioration de la santé en Afrique de l’Ouest, ce vaste programme sanitaire dénommé « Projet Dindji » a été lancé dans le corridor Abidjan Lagos, le jeudi 18 juin 2015 par l’Ambassadeur des USA au Togo Robert E. Whitehead, avec le soutien de l’Organisation du Corridor Abidjan Lagos (OCAL), l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID). L’objectif était d’augmenter de 50% la part de population clé ayant accès aux services liés au VIH, augmenter de 50% le taux d’utilisation de préservatif parmi la cible, et réduire de 30% la proportion de la population ciblée victime de stigmatisation et de discrimination, les principaux bénéficiaires sont les professionnelles du sexe (PS) et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH).

Deux ans après la mise en œuvre de ce projet, les parties prenantes et les acteurs impliqués dans l’opérationnalisation de ce projet sont en concertation pour faire le point. En sorte une plateforme de partage d’expérience et de mise en place de plan d’action face aux perspectives… afin de garantir les droits à une protection sanitaire décente à tous.

Le représentant du Ministre togolais de la santé, dans son mot d’ouverture, a salué l’initiative et a appelé chaque partie prenante à quitter la rhétorique pour l’action.

Ce projet coïncide avec la préoccupation majeure de protéger sur le plan sanitaire les voyageurs migrants et sédentaires Inter-Etats qu’engendre le développement du projet Corridor Abidjan-Lagos qui relie les villes d’Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou, Lagos, les études préalables ayant établi que sur des escales, les rapports sexuels non protégés à taux de risque élevé persistent.

L'OEIL D'AFRIQUE

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