Le Ministère de la planification du

développement fait l’état des lieux

 

La RSE, disposition d’une entreprise à contribuer au développement socio-économique de la localité dans laquelle elle est implantée, a été au centre des débats entre acteurs du secteur privé, organisations de la société civile et gouvernement, dans la matinée du 17 octobre 2017 à Lomé. Il s’est agi, au terme d’une étude entamée en février dernier, d’étaler aux parties prenantes, les constats en ce qui concerne la contribution du secteur privé à l’atteinte du volet 17 des Objectifs de Developpement Durable (ODD), spécifiquement à l’épanouissement des enfants.

En effet, le concept de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) oblige chaque entreprise à tenir compte des impacts sociaux et environnementaux provoqués par son fonctionnement et à envisager des moyens pour un dédommagement symbolique des dégâts tant matériels que psychologiques.

Pour la construction d’un idéal universel, au-delà des actions des Etats, les entreprises ont un rôle important à jouer. Préoccupé par le devenir de la jeunesse au Togo, le gouvernement a mis en œuvre différents programmes pour le renforcement des droits des enfants. Malgré des avancées enregistrées, beaucoup reste à faire pour l’atteinte des objectifs fixés.

Selon Placide Dougah, Consultant ayant réalisé l’étude, sur 150 échantillons, 24 ont réagi sur la question. C’est dire que cette notion est mise en œuvre par un nombre restreint d’entreprises. Même si les travaux ont permis aux uns et aux autres d’avoir une meilleure compréhension de la pratique de la RSE, des défis restent à relever pour l’essor de la jeunesse.

Là-dessus, Monsieur Vidzrakou de l’UNFPA estime que les vrais écueils qui font tarder la réalisation des RSE au Togo ne sont autres que cette méfiance dont les entreprises se couvrent pour ne pas jouer leur partition et soulager la misère de la population à la base, laissant la charge à l’Etat, alors qu’elles aussi ont une obligation envers la population pour le développement des localités.

Le Docteur Kodom, pense que de façon générale, la RSE n’est pas vraiment vulgarisée au Togo, et propose un partenariat public privé, une implication de tous les acteurs, à travers la sensibilisation pour réduire le niveau de réticence par rapport à la thématique. Il envisager une stratégie commune. Mieux un cadre de concertation comme l’a suggéré Monsieur Djikpo de GTA.

Pour Madame Ida Fiadjoe, la RSE doit être un mouvement d’ensemble de chaque acteur social qui ne doit pas se réduire uniquement à un financement de projet, mais une implication à tous les niveaux, sous l’accompagnement de l’Etat.

Quant à Madame Suzanne AHO, Membre du Comité droits de l’enfant au sein des nations unies, elle se dit préoccupée par la contribution des entreprises du secteur privé à la réalisation des droits de l’enfant, en demandant aux entreprises de s’ouvrir aux femmes et aux enfants, pour améliorer positivement leur image.

L’occasion a été pour le Docteur Isselmou Boukhary, Représentant Résident de l’UNICEF au Togo, de rappeler qu’en 2016, 84,2% des enfants âgés de 0 à 17 ans souffrent d’au moins une privation dans les différents domaines de leur bien-être et que 28% des enfants de 5 à 17 ans effectuent des activités économiques ou des tâches domestiques à la limite ou au-dessus du seuil retenu. Il en appelle à la contribution de toutes les composantes de la sphère du pays, autant des acteurs institutionnels que des enfants eux-mêmes et du secteur privé pour l’atteinte de ce noble objectif.

Le Président du Comité de Pilotage, Monsieur Babaké Dominique, tout en remerciant l’UNICEF, partenaire de l’étude, sollicite des mesures incitatives de la part de l’Etat afin d’encourager les entreprises à aller vers la RSE, et de permettre à ce que ce concept soit vulgarisé tant au niveau national que sous régional.

Dans son mot de clôture, le Ministre de la planification du développement, Kossi Assimaïdou, a rassuré que le gouvernement poursuivra ses efforts en vue d’accompagner les entreprises installées au Togo à mieux s’insérer dans la sphère économique, à générer une plus-value en vue de contribuer à l’effectivité de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) au bénéficie des filles et des garçons.

Et parlant de sensibilisation, rappelons que l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) au Togo, depuis sa mise en œuvre au Togo, anime des séances d’information sur la RSE à l’endroit des Industries Extractives et des populations spécifiques aux zones minières. Des activités qui ont permis dans certaines localités la construction d’école, eau potable, maternité, …

  1. RACHEL

L’ŒIL D’AFRIQUE

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