Les textes réglementant le secteur minier, environnemental et foncier vulgarisés dans les plateaux

La Direction des mines et de la géologie, à travers le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) au Togo, avec l’appui financier de la Banque Mondiale a organisé le lundi 9 octobre à Atakpamé (158 km de Lomé), un atelier de vulgarisation des textes et de sensibilisation des femmes des sites artisanaux à petite échelle.

D’une cinquantaine de participants venus des localités minières de la région des plateaux, et composés des acteurs administratifs, forces de l’ordre et de sécurité, des présidents des délégations spéciales des préfectures, les vénérés chefs traditionnelles, les responsables des CDV et CDQ ainsi qu’une personne ressource ayant une bonne connaissance des artisans orpailleurs etc., cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la sous-activité 2.1 « vulgarisation des textes législatifs et réglementaires des secteurs notamment les mines, l’environnement, l’aménagement du territoire et foncier ».

En ouvrant les travaux, le secrétaire général de la préfecture de l’Ogou, M. Bitho Kondo représentant le préfet a indiqué qu’il y a plus d’un an, le gouvernement a obtenu un crédit d’un montant de 15 millions de dollars US de la Banque Mondiale pour mettre en œuvre le PDGM. Selon lui, le projet a pour but de rationaliser les structures institutionnelles des organisations clés du secteur des industries extractives, afin de renforcer leur efficience et leur redevabilité de manière à garantir une gestion efficace du secteur. Le gouvernement a fait du secteur minier, un secteur essentiel de développement économique au Togo et il constitue un domaine prioritaire de son appui, a ajouté M. Bitho.

Pour M. Marcel Sogle, Directeur Général des mines et de la géologie, la vision des autorités de préconiser la bonne gouvernance à travers la transparence et la redevabilité, incluant les plans environnemental et social qui procurent des bienfaits à la communauté, en prenant une vision intégrée des droits de différents parties prenantes. Cependant, il a été constaté qu’en matière de protection sociale et environnementale, de respect de la loi minière et de la loi-cadre portant sur l’aménagement du territoire, certaines parties prenantes sont encore à la traine. Un état de fait que le PDGM vient corriger.

M. Masséti Louka, coordonateur par intérim du PDGM a pour sa part confié que, les femmes, du fait de leur statut dans l’environnement socioculturel et des mécanismes de développement mis en place parlant surtout des zones minières, rencontrent des difficultés qui non seulement limitent leurs activités, leur promotion et leur épanouissement mais aussi accentuent leur état de fragilité.

Au cours des travaux, les participants ont suivi des exposés sur les documents miniers, environnements et la loi-cadre de l’aménagement du territoire. Ils ont à travers une série de questions-réponses été outillés sur les procédures à suivre pour l’exploitation minière, ses contraintes, les règles de protection de l’environnement ainsi que les mesures de santé, de sécurité minimale à prendre sur les lieux de travail.

L'Oeil d'Afrique Atakpamé

 

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