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L'OEIL D'AFRIQUE

Crise sociétale de la gouvernance en Afrique / Satisfaire à des demandes effectives  

11 Novembre 2021, 08:35am

Publié par L'OEIL D'AFRIQUE

Crise sociétale de la gouvernance en Afrique
Satisfaire à des demandes effectives

 

L'OEIL D'AFRIQUE, le 11 Novembre 2021

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La crise sociétale de la gouvernance en Afrique est conservée par la pudeur des africains qui meurent dans le silence et la résignation. Ce qui renforce la cosmétique des embellies économiques qui ne sont que des chiffres, bien loin de la réalité.

La vie réelle mérite une véritable chirurgie en profondeur, selon les observateurs neutres, dans la mesure où les entreprises locales se créent et meurent aussitôt, pour les plus résistantes, c’est des épopées.

La crise sociale monétaire tue la production locale et les initiatives de production « made national » sont mort-nées ; la population n’ayant pas de pouvoir d’achat pour consommer. Ainsi les tentatives de développement des produits locaux sont des miracles pour celles qui existent encore dans la zone UEMOA, excepté par le passé encore, le Président Houphouët qui a réussi à hisser le « Made in Côte d’Ivoire » au rang de la préférence nationale.

Mais comment peut-on nourrir une population en investissant dans des circuits qui ne sont pas rentables ?

En matière d'interdépendance entre les revenus et les dépenses, la qualité des répartitions est bien importante. Ainsi, on peut voir qu’en Afrique UEMOA, les proportions réservées aux investissements sont parfois élevées mais dans la réalité c’est des saupoudrages ; les travaux ne sont pas ou sont mal réalisés et les fonds détournés à la chaine - impossible d’enquêter - à cause de la pauvreté.

Et pour cause, les mobilisations des forces au travail s’expatrient vers les zones les plus rentables, les pays se vident des compétences ; de jour en jour les facteurs de production se détériorent.

Le constat que les chiffres rendus publics sont loin de la réalité vient aussitôt après avoir fait un séjour dans des familles : pas de senteur de cuisine dans les alentours, à midi ni le soir ; les quelques restaurants encore fonctionnels sont réservés à une certaine catégorie des diplomates et organisations internationales, au même moment les locaux se fidélisent chez la vendeuse de bouillie locale et de pain sec.  

Ces observations varient d’une ville africaine à l’autre : à Abidjan, la forêt continue de produire de grosses tubercules de manioc qui se consomment en forme de Garba, tout comme le Yamakoudji; à Accra, le Doukounou ou KOM devenu kenken joue clairement son rôle de bourratif.

Et dans ce contexte, la crise sanitaire à la covid19 passe pour un palliatif à ces pays déjà économiquement malades qui se cachent derrière cette situation, la moins grave dans la sous-région, pour compter produire un effet disruptif après, et brouiller les véritables causes des problèmes de la société.

à suivre

AYEGNON T. Kossi

 

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