A l’école de la transparence  Le site republicoftogo.com «flash»

A l’école de la transparence

Le site republicoftogo.com «flash»

La semaine de 29 Mars 2016 est marquée par la réunion du Comite de Pilotage de l’ITIE au Togo, suivie d’une formation sur les fiches de déclaration. Vient ensuite le lancement de la campagne de dissémination des rapports de conciliation des payements et recettes des années 2012 et 2013. Ces activités démontrent que le Togo est sur la voie de l’apprentissage de la méthodologie des normes ITIE qui prônent la transparence, tout en espérant que la mise en œuvre de ces normes impacte l’économie et le social, à travers la formulation par le gouvernement des règlements. Quel relais la presse togolaise a-t-elle fait de l’information pour déterminer la compréhension de l’opinion sur le sujet ? La Rédaction de votre journal « L’Œil d’Afrique », a constaté un traitement assez tortueux du sujet sur le site republicoftogo.com en date du 31 Mars 2016. Nous souhaitons lever le voile d’autant plus que ce confrère est une référence implacable de la presse afin de faire en sorte que la vérité ne soit pas obstruée.

Selon le site internet, dont le lien http://www.republicoftogo.com/Toutes-les-rubriques/Finances/ITIE-le-Togo-s-adapte-aux-normes-de-transparence, les insuffisances pour la mise en application de la transparence observées dans le cheminement des Industries Extractives, une des normes de l’ITIE, sont en partie dues au fait que le Togo n’a adhéré à l’ITIE qu’en 2013.
Nous pensons que cette affirmation, porteuse non seulement d’une note d’excuse aux manquements observés, pourrait correspondre à une intention de camouflage de la réalité dans la mesure où, le Togo n’est pas à son premier rapport.
De plus, le Togo n’a pas adhéré à l’ITIE en 2013. Il a été successivement pays demandeur en 2009, pays candidat en 2010, avec pour contrepartie de formuler des rapports annuels dont ceux de 2011, 2012, 2013 semblent répondre à ce besoin. C’est à l’issue de ces rapports, que le Togo, en 2013, a été déclaré pays conforme. Ce qui est important dans la volonté des autorités à faire paraitre publiquement l’état des Industries Extractives au Togo.
Cette attribution de «date d’adhésion du Togo à l’ITIE» que le site republicoftogo.com affirme être 2013, tout de même improbable, conforte dans l’idée d’un paradoxe, d’autant plus que ce site est connu comme presque promoteur de l’Agenda de l’Etat togolais. En brûlant ainsi le temps, ne cherche-t-il pas à brûler la vérité ?
Cet acte, bien attendu, sabote la politique de redressement mise progressivement sur pied par les dirigeants.
L’ITIE jusqu’à présent n’a aucune force contraignante pour qu’on prétende que ce décalage de temps puisse remédier à une sanction contre le Togo. Mais que cache vraiment cet article ? Et pour quel intérêt ?
L’hémorragie financière est une des conséquences directes du silence complice et attitudes connexes adoptés à tous les niveaux par des institutions dont l’objectif principal est d’éclairer l’opinion. Doit-on croire que la résistance au changement est aussi forgée au sein de cet organe ? À chacun d’en tirer les leçons.
Par ailleurs, les interprétations de certaines lignes de la recommandation du Cabinet Moore Stephen par le site portent à confusion.
Le Cabinet, à propos des comptes de l’Etat, a recommandé «l’Unicité des Comptes». Ce que le site interprète comme «Unicité Budgétaire», en évitant de poser clairement la source du problème.
L’Etat du Togo dispose pour le recouvrement de certaines recettes deux comptes en une période donnée. Ce qui n’est pas du tout normal.
On peut aussi penser que la complexité des termes élaborés dans les documents ITIE porte parfois à dérouter le journaliste.
Ce qui explique en partie pourquoi le Secrétariat National procède par la divulgation et la dissémination des rapports de conciliation, avec le soutien de la Banque Africaine de Développement (BAD).
La campagne de dissémination a débuté, selon le calendrier, ce 04 Avril à Dapaong, et se déroulera sur toute l’étendue du territoire togolais durant une période d’environ 17 jours.

Kossi Blaise Ayegnon

Journaliste d'Investigation

00228 90214293

Retour à l'accueil