Dama Dramani, Président de l'Assemblée Nationale du Togo
Dama Dramani, Président de l'Assemblée Nationale du Togo

Togo : Gnassingbé Faure, Père de la démocratie togolaise ?

L’essentiel pour Faure Gnassingbé n’est pas seulement de rester au pouvoir mais de se trouver une porte de sortie honorable et d’être déclaré Père de la démocratie togolaise…


La qualification juridique d’un parlementaire c’est qu’il est issu d’un vote régulé à caractère d’équité et de proportionnalité non sujet à caution. Au Togo, le parlement souffre d’un dualisme déconcertant à tel enseigne que sa non régulation, jusqu’à ce jour, constitue une sorte de puzzle manquant dans l’engrenage procédural institutionnel.


Il n’est point besoin de raviver les rancœurs relatives au découpage électoral inique, mais aussi se taire, constituerait une sorte de complicité, en ce qui concerne le nœud de la duplicité d’un régime hybride sous les tropiques qui s’accouple aisément avec crime et semi-légalité, instrumentalisant par astuce, les normes et procédures en toute matière au détriment des termes de références universellement établis.


Dans un contexte d’appauvrissement intellectuel, surtout en l’absence d’un répondant sérieux pouvant contredire, avec la méthode appropriée, cet accouplement incestueux, dans le fond et parfois dans les formes variées, sans pour autant contredire le rôle universellement dévolu à l’hémicycle.

Au Togo, les parlementaires RPT/UNIR sont des alimentaires, en quelque sorte des pseudo-élus du peuple.


Cette démonstration a été importante pour expliquer pourquoi et comment les réformes importantes n’ont jamais eu lieu dans cet hémicycle ; réforme dans le sens de prévenir les hostilités et d’éviter une fois encore l’enfoncement permanent du Togo dans des crises à enchainements successifs.


Le rejet de la loi sur la limitation des mandats présidentiels témoigne à ne point douter d’une conséquence directe de cette situation savamment entretenue afin de légitimer les crimes d’Etat, en ce sens que l’accord politique dont découle la nécessité de reforme institutionnelle pour éviter des violations des droits de l’homme (500 morts selon le rapport des Nations Unies) n’a jamais soupçonné à temps que la constitutionalité des actes sera conclue devant un parlement de cette nature.

De la nécessité impérative de dissoudre le Parlement actuel

De cette nature, n’est pas de nature à rassurer la communauté nationale et internationale sur la légitimité d’un pouvoir fort. De ce fait, pour arrêter toutes les contestations de rue, le Président de tous les Togolais n’a-t-il pas le devoir impératif de dissoudre ce parlement, de créer les conditions nécessaires à ce que tous les désordres de rue liés aux mécontentements non exprimés par voix parlementaires soient désormais transposés au sein de ce parlement après qu’il y ait une nouvellement configuration aussi certaine de ce parlement à l’issu d’élections législatives véritablement transparentes.

A partir de ce moment, le Président peut espérer la réalisation des réformes consensuelles à base de laquelle la limitation de mandats se réalisera de façon satisfaisante pour tous les partis et d’ailleurs que le parti majoritaire à ce parlement serait l’opposition au sein de laquelle sera élu un premier ministre à la fois chef de fil de l’opposition qui finira à l’épreuve de l’exercice du pouvoir ne plus être aussi contestataire de son propre régime. Ce qui fera avancer le pays face à ces besoins d’urgence dont le payement des dettes intérieures et extérieurs et autres.


C’est pourquoi aujourd’hui, la crise togolaise s’aggrave et il est besoin de limiter les dégâts. Quel serait l’impact sur l’avenir ?

SHALOM !

kossi blaise ayegnon

Gnassingbé Faure, Chef d'Etat Togolais

Gnassingbé Faure, Chef d'Etat Togolais

Retour à l'accueil