Les banques, le maillon faible de la zone euro

L'économie européenne va de mieux en mieux mais la santé des banques demeure préoccupante. Sont-elles assez solides pour financer la reprise ?

Cette question tarabuste le conseil des gouverneurs de la banque centrale européenne réuni aujourd'hui à Paris pour sa réunion mensuelle. Les derniers chiffres publiés par la BCE montrent que la distribution de crédit aux entreprises a encore baissé au mois d'août. Tandis que les banquiers répètent à qui veut l'entendre que le problème ne vient pas d'eux, mais des entreprises encore trop frileuses pour s'endetter.

Les banques qui ont vu leur bilan chavirer dans le rouge en 2008 parce qu'elles n'avaient pas été assez regardantes sur les garanties de l'emprunteur ont reçu déjà à deux reprises des coups de pouce de la BCE pour les aider à faire repartir le crédit aux entreprises. C'est le fameux dispositif LTRO, les opérations de prêt à long terme activées par la BCE en échange de créances douteuses. Ces opérations pourraient être renouvelées si nécessaire, a laissé entendre Mario Draghi dès la semaine dernière.

Cinq ans après la crise, les banques européennes semblent encore extrêmement fragiles

D'abord parce qu'elles détiennent des paquets de dettes souveraines européennes, des bons du Trésor italien par exemple. On a bien vu la stupeur des marchés au lendemain de la crise gouvernementale provoquée ce week-end par Silvio Berlusconi. Tant que les banques risqueront un écrêtage des créances inscrites dans leur porte-feuille, elles demeurent vulnérables.

Ces banques aux bilans encore discutables doivent par ailleurs trouver des liquidités pour abonder leurs fonds propres. Ce sont les exigences de Bâle III, le règlement mis en place au niveau international pour éviter une répétition des abus du passé.

À l'avenir, elles devraient aussi être contrôlées par la banque centrale européenne, cela peut les aider ?

Une fois cette union sur pied, les banques seront effectivement fermement encadrées. Pour cela il faut que l'union bancaire progresse, et pour le moment l'Allemagne freine des quatre fers. On connaitra d'ici deux semaines la teneur des examens qu'elles devront passer. Une fois les tests de résistance effectués, elles ne pourront plus se cacher derrière leur petit doigt en expliquant que le problème vient d'ailleurs.

En revanche on ne sait toujours pas qui, de la BCE ou des États, aura autorité pour leur imposer des mesures de redressement. Si ces éléments ne sont pas clarifiés avant la fin de l'année, on pourrait voir des banques désignées comme malades sans savoir comment leur administrer remède nécessaire. Du plus mauvais effet pour faire repartir la machine à financer l'économie. C'est pourquoi la zone euro a encore du souci à se faire au sujet de ses banques.

Plus de la moitié des Européens trouvent que la politique d'austérité est un échec

C'est ce qui apparait à travers le sondage commandé par le site Debating Europe. Seulement 5% des sondés trouvent que la purge a permis d'améliorer l'équilibre des finances publiques. 51% trouvent au contraire que ça ne marche pas. Ce sont évidemment les citoyens les plus affectés par la rigueur, les grecs, qui sont les plus catégoriques.

Le trafic de l'ivoire des éléphants d'Afrique profite aux Shebabs de Somalie

40% des activités des terroristes responsables de l'attentat de Nairobi seraient financées par ce commerce illégal. Le trafic de l’ivoire, loin de s'éteindre, est en pleine expansion. En témoignent les dizaines de cadavres d'éléphant récemment découvert au Zimbabwe.

Candy Crush bientôt en bourse

Ce jeu vidéo qui rend fou de 7 à 77 ans (une grille numérique pour ranger les bonbons) va donc prochainement être coté à la bourse de New York. Son concepteur, le groupe britannique King.com, pourrait peser plus de 5 milliards de dollars à Wall Street.

Archives
  1. 1
  2. 2
  3. 3
  4. ...
  5. suivant >
  6. dernier >
  1. 1
  2. 2
  3. 3
  4. ...
  5. suivant >
  6. dernier >

Les émissions

PrevNext

Commentaires

Retour à l'accueil