Redynamiser l’économie nationale face à la dégradation continue du portefeuille des banques

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Redynamiser l’économie nationale face à la dégradation continue du portefeuille des banques

Redynamiser l’économie nationale face à la dégradation continue du portefeuille des banques

Le financement est vital pour le secteur privé. Dans les pays développés et émergents, les institutions financières jouent un rôle déterminant dans la mise en marche des activités du pays à travers les entreprises privées qui, sans financement, peinent à innover avec des fonds de roulement insuffisants. Ce qui n’est pas sans conséquence néfaste sur la croissance économique du pays.

Au Togo, les enjeux de développement durable sont énormes dans une économie de réexportation: les incendies des marchés de Kara et de Lomé impactent l’environnement économique, et ont fait disparaitre la motivation nécessaire, levier de l’accélération des prospectives liées aux activités privées sur l’économie nationale ; les Nana Benz ont perdu de leurs motivations, les financements au secteur privé sont quasi-paralysés. En ce qui concerne les startup, les banquiers sont dubitatifs sur la productivité des investissements.

Afin d’identifier les raisons qui expliquent les difficultés de financement des entreprises, d’échanger sur l’implication économique, la faiblesse du financement bancaire des entreprises, un symposium se tient sur « la problématique du financement bancaire des entreprises du secteur privé au Togo, à l’hôtel Sancta Maria à Lomé, ce 25 Août 2016.

Les participants devraient à la fin des activités proposer des solutions et formuler des recommandations à l’endroit des acteurs et partenaires impliqués dans le financement des entreprises que sont la BAD, la BOAD, la Banque Mondiale, les institutions de microfinance, …. C’est un exercice récurrent lorsque les pays sortent de longues crises propres aux Etats fragiles avec des difficultés multidimensionnelles.

La question de l’accessibilité au financement reste d’actualité surtout lorsqu’il s’agit du secteur privé. Il est vrai que le banquier est disposé à accorder un crédit, mais à condition que l’emprunteur puisse présenter les garanties nécessaires pour le remboursement, confronté à l’obligation de caution et de garantie dans la restitution des fonds alloués.

Pour la recherche à la solution à la crise économique et financière, il n’ya pas de mensonge, il faut poser un bon diagnostic : la crise multiforme impacte les investissements directs au Togo.

Si le climat socio-politique permettait la rentabilité des activités, même la revendeuse du haricot pouvait s’en sortir. La ségrégation d’accord de prêt qui privilégie une catégorie dans la répartition des richesses nationales est un démotivateur de l’esprit de compétitivité et de l’équité, gangrénant ainsi au bout du rouleau la rentabilité, vecteur essentiel de la croissance sans laquelle la solvabilité des entreprises privées liées à un cahier de charge propre, tombe à l’eau et toute une échelle sociale s’écroule ainsi. Malheureusement c’est le cas qu’on n’ose point invoquer de peur de faire ressurgir les vieux démons.

Au même moment que les initiateurs de cette conférence autopsient les incongruités liées au dysfonctionnement du cadre macroéconomique, les égarements sources n’ont pas manqué de persévérer : quelques organes de presse privée qui saignent déjà à asseoir une entreprise privée ont été mis à l’écart de tous droits de redevabilité de la part des organisateurs de cette rencontre. Hélas, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Quelle entreprise du secteur privé peut-elle espérer pouvoir rembourser un prêt ou subvention à elles accordées par quelques institutions financières, dans la mesure où les consommateurs ont perdu le pouvoir d’achat du fait de la disparition de la classe moyenne et de l’augmentation manifeste de la basse classe, principale cause de la non viabilité des entreprises?

L’économie et les finances ne sont pas seulement l’affaire des banques, c’est surtout une affaire de société, de mentalité, un état d’esprit qu’il faut insuffler, et qui vient naturellement des circonstances environnementales favorables à la croissance, sans qu’on ne soit poussé à forcer les choses.

Le constat aujourd’hui, qu’il existe également trop de spéculations financières au niveau des banques augmentant les taux de remboursement alors que la croissance économique nationale est à moins de 7%, les emprunts sont remboursés à presque 17%. Quel paradoxe ? Comment peut-on espérer pouvoir rembourser un prêt à ces conditions, si on ne fait pas de l’emprunteur un esclave éternel ?

Le problème reste posé dans la mesure où la circulation monétaire est handicapée par la concentration en un seul endroit, aux mains de mêmes entités de toutes les puissances financières. Ceci livre la majeure partie des acteurs économiques au ralentissement dans leurs œuvres, les empêchant d’être productifs. Une attitude contre laquelle les commissions bancaires sont impuissantes. Raison pour laquelle on assiste à plusieurs mutations dans le service bancaire par le pouvoir actuel de Faure Gnassingbé. En réalité, la remise en ordre a sérieusement du plomb dans l’aile, mettre en place des institutions fortes et viables capables d’exercer l’éthique est un pari à gagner.

Il y a lieu aujourd’hui, pour que le Togolais s’en sorte de se tourner vers l’exportation des productions locales sur des marchés porteurs, à défaut d’un marché local redynamisé…

L’Oeil d’Afrique

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